Un père de famille reconnu coupable de sollicitation d’images à caractère sexuel

Un homme de 44 ans se voit condamné pour ses échanges inappropriés avec des faux profils mineurs.
Un père de famille reconnu coupable de sollicitation d’images à caractère sexuel
Le procès initié par l'action de l'association Team Moore se tenait devant le tribunal de Sens dans l'Yonne © Radio France - Renaud Candelier

Un résident de la région d'Aillantais, âgé de 44 ans, a été arrêté et condamné par le tribunal correctionnel de Sens pour avoir échangé des contenus inappropriés avec des adolescentes, alimentant ainsi une affaire de corruption de mineures.
Ce dernier a reconnu avoir contacté, via Facebook, des profils fictifs se présentant comme des jeunes filles de 11 et 12 ans. Au cours de ces échanges, il a demandé des photos dénudées et envoyé des images pornographiques, selon les informations relayées par l'association Team Moore, engagée dans la lutte contre la pédocriminalité.

Des échanges troublants révélés

Durant une période de neuf jours, cet homme, qui travaille comme maçon, a tenté de manipuler ces faux profils de jeunes filles. Il leur a proposé de se rencontrer, tout en leur envoyant ses propres images inappropriées, conformément à ce qu’a rapporté le tribunal. Les enquêteurs avaient toutefois révélé que ces jeunes filles n'existaient pas, mais étaient en réalité des bénévoles de l'association.

Un prévenu sans remords

Devant la cour, il a tenté de minimiser ses actes en affirmant ne pas avoir d'attirance pour les mineures. "Ce que j'ai fait, c'est horrible," a-t-il déclaré, manifestant un semblant de prise de conscience. Cependant, il maintenait que les profils étaient des faux, se dédouanant ainsi de ses responsabilités. "Je n'ai pas l'intention de devenir comme mon grand-père", a-t-il ajouté, se référant à un passé familial douloureux où il a lui-même été victime d'attouchements de la part de son grand-père, un élément qui a suscité une certaine empathie de la part de son avocate, Me Linda Beauxis.

Une évaluation psychologique inévitable

La présidente du tribunal a souligné que
"ce passage à l'acte numérique peut avoir des conséquences destructrices" pour les jeunes victimes. Elle a insisté sur le besoin urgent d’un suivi psychologique pour le prévenu, qui, selon les informations de France 3, n'a pas encore commencé ce type de soutien.

Une peine assortie de conditions

Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du procureur, qui avait demandé une peine de 12 mois de prison avec sursis, reconnaissant l'absence de casier judiciaire. De plus, il a été condamné à entrer dans un programme de soins psychologiques et psychiatriques pour une durée de deux ans, tout en étant tenu de verser des indemnisations aux associations qui se sont portées parties civiles. Son nom sera également inscrit au FIJAIS, le fichier des auteurs d'infraction à caractère sexuel.

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