Les propos tenus par l'un des avocats de Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory, sont particulièrement frappants. Il considère l'enquête sur le meurtre du garçon, survenu en 1984, comme "pourrie" et "totalement irrécupérable", à tel point qu'il préconise qu'elle soit "arrêtée". L'information est rapportée par Le Parisien. Frédéric Berna, l'un des avocats, n'hésite pas à parler d'une "gabegie financière monstrueuse" liée à des expertises ayant coûté "plusieurs millions d'euros" et n'ayant eu "aucun impact" sur l'affaire. Selon lui, "la justice s'acharne en tentant de rattraper quarante ans d'errance".

Jacqueline Jacob, un bouc émissaire ?

Le conflit familial se renforce avec le fait que le mari de Jacqueline Jacob est le frère de la grand-mère de Grégory Villemin. En 2017, elle avait été mise en examen pour "enlèvement et séquestration suivi de mort", mais cette mise en examen avait été annulée un an plus tard pour vice de forme. Récemment, le 24 octobre, elle a de nouveau été mise en examen pour "association de malfaiteurs". Ses avocats tenteront de contester cette décision devant la cour d'appel de Dijon, s'appuyant sur des arguments liés à la prescription des faits sans remettre en cause le fond de l'affaire.

Les enquêteurs estiment que Jacqueline Jacob a été l'un des corbeaux à harceler la famille Villemin pendant des années, se basant sur une expertise d’un spécialiste suisse réalisée en 2021. Cette expertise l'aurait ainsi reliée à plusieurs lettres anonymes, dont une datée de 1984. D'un autre côté, Maître Berna rappelle qu'une vingtaine de personnes avaient été identifiées comme corbeaux. "Il semble qu'on cherche à faire de Mme Jacob un bouc émissaire. On espère qu'elle meurt et qu'on puisse affirmer : c'était elle, l'affaire est résolue", a-t-il déclaré. Le flou entoure donc encore cette affaire qui continue de hanter la France.