Le 24 octobre 2025, Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory Villemin, a été mise en examen pour « association de malfaiteurs », suspectée d'être à l'origine des lettres anonymes qui ont terrorisé la famille Villemin. Alors que les juges à Dijon examinent la possibilité d'annuler cette mise en examen, des voix s'élèvent pour souligner l'absurdité d'un dossier qui continue de diviser l'opinion publique.
Quarante et une années après le meurtre tragique de Grégory, retrouvé noyé dans la Vologne, la décision des juges pourrait marquer la cinquième annulation de poursuites dans cette affaire. En effet, Jacqueline Jacob, aujourd'hui âgée de 81 ans, aurait notamment écrit une lettre où elle revendique une « vengeance », un geste qui a choqué la communauté.
Un climat de suspicion entre familles
Dès le début de l'enquête, le climat de haine entre les époux Villemin et les Jacob a été mis en lumière. Jacqueline, déléguée CGT, aurait même été entendue en 1982 tenant des propos injurieux à l'encontre de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory. Ce dernier ayant accédé à une certaine réussite à un jeune âge, aurait suscité des jalousies au sein de la famille Jacob.
Malgré le déni des Jacob concernant d'éventuels conflits, Jacqueline a été mise en examen en 2017 pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Cette mise en examen avait été annulée un an plus tard, cependant, les accusateurs affirment que cette décision reposait sur des vices de forme, et non sur l'absence d'éléments incriminants.
Les enquêtes continuent
Des expertises, dont une réalisée par un expert suisse en 2021, mettent également en lumière des éléments qui pointent en direction de Jacqueline Jacob. Cette dernière est accusée d'avoir écrit plusieurs lettres, dont certaines contiennent des menaces explicites envers la famille Villemin. Néanmoins, d'après son avocat, Me Frédéric Berna, plus d'une vingtaine de potentiels « corbeaux » ont été identifiés, ce qui complique les choses.
Me Berna conteste la validité de l'enquête, arguant que Jacqueline Jacob n'a pas eu l'opportunité de s'exprimer suffisamment lors de son interrogatoire, une défense qui pourrait porter ses fruits devant la cour. L'avocat prévoit de faire appel, même en cas de décision défavorable.
Passée cette phase, des expertises sur les courriers anonymes sont toujours en cours, et si elles confirment l’implication de Jacqueline Jacob, de nouvelles poursuites pourraient être envisagées. Pour François Saint-Pierre, avocat des parents de Grégory, cette situation met en lumière le sérieux des éléments qui continuent d'apparaître dans ce dossier déjà lourd de drames personnels et judiciaires.
Jacqueline Jacob a exprimé sa volonté que « la vérité éclate » dans cette affaire, dans l'espoir de mettre un terme à cette saga judiciaire qui demeure gravée dans la mémoire collective française.







