Lors d'une audience à Nîmes, l'influenceur Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, a été acquitté pour son intervention lors d'une corrida en septembre 2025. Le tribunal a déterminé que les arènes ne pouvaient pas être considérées comme une enceinte sportive, ce qui a conduit à la relaxe des activistes impliqués dans la manifestation.
La présidente du tribunal, Anne-Carine David, a expliqué que la corrida ne répondait pas aux critères d'une activité sportive. En conséquence, les charges portées contre Jeremstar et ses compagnons n’ont pas été retenues. Ce mardi 9 juin a marqué une victoire pour l'influenceur, qui avait clairement indiqué qu'il ne regrettait pas son action, qualifiant la corrida de pratique inacceptable.
Lors du procès, le procureur Frédéric Kocher avait requis une amende de 5.000 à 6.000 euros, ainsi qu'une interdiction d'accès aux arènes. Jeremstar encourrait une peine maximale d'un an d'emprisonnement pour une intrusion que le ministère public qualifiait d'illégale. Il était poursuivi pour avoir perturbé le déroulement d'une compétition, comme stipulé par le code du sport.
Le tribunal devait trancher sur la nature des spectacles de tauromachie
Le cœur du débat judiciaire reposait sur la définition des spectacles tauromachiques. Le procureur a insisté sur le fait que la corrida représentait une compétition, affirmant qu'il y avait un affrontement entre toreros et taureaux, avec un ritual de mise à mort. Cependant, les défenseurs des droits des animaux, comme l’a précisé plusieurs sources médiatiques, désapprouvent cette classification, arguant que la corrida n'est qu'une forme de cruauté envers les animaux.
La présence de Jeremstar, accompagné de ses fans portant des pancartes comme "Abolissons la corrida!", a fait battre le pouls de ce judiciaire très médiatique. À l'heure de l'audience, une petite foule de partisans s'était rassemblée devant le tribunal, tandis que des opposants exprimaient leurs opinions à grand cri.
Les débats autour de la corrida restent particulièrement vifs en France, où cette tradition est souvent perçue comme un héritage culturel, mais aussi source de conflits entre défenseurs des animaux et adeptes de la tauromachie. Bien que l'influenceur ait été relaxé, la question de la légitimité de la corrida demeure, et des mouvements pour son abolition continuent de croître.







