Lors de sa quatrième candidature à la présidentielle, Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière (LO), a fermement rejeté l'idée d'un front républicain contre le Rassemblement national (RN) pour l'élection de 2027. Lors de la fête annuelle de son parti à Presles (Val-d'Oise), elle a qualifié le système électoral de « cirque », affirmant qu'il constitue une source majeure de désorientation politique parmi les travailleurs.
« Beaucoup pensent déjà qu'il faudra faire barrage au Rassemblement national. Mais ce n'est pas en jouant le jeu du cirque électoral que nous pourrons faire obstacle aux politiques d'extrême droite », a déclaré Arthaud, soulignant le danger de la normalisation de ces discours au sein du gouvernement.
Elle a cité les responsables politiques comme Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, en accusant le gouvernement d'adopter une part importante des politiques de Marine Le Pen. Arthaud a également dénoncé des pratiques qu'elle juge inacceptables, comme les rafles dans les transports en commun.
Sur la question de l'immigration, elle a plaidé pour la régularisation de tous les sans-papiers, s'opposant à l'idée d'une « Europe forteresse ». Son discours semble également viser à s'éloigner d'autres partis de gauche, tels que le Parti communiste et La France insoumise. « Nous partageons de nombreuses colères, mais nos perspectives sont différentes », a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que LO ne cherche pas simplement à mieux gérer le capitalisme, mais à créer une véritable rupture.
Arthaud a un programme clairement révolutionnaire, soulignant que sa candidature vise principalement à faire connaître les idées trotskistes et non à conquérir le pouvoir par les urnes, affirmant que les gouvernants actuels sont incapables de changer les fondamentaux du capitalisme, qu'elle qualifie de « guerrier et barbare ».







