«Un pansement sur une tumeur». La droite parisienne a exprimé, ce mardi, la nécessité d'un plan d'envergure doté de 50 millions d'euros pour éradiquer les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Cette somme représente une augmentation de 30 millions par rapport à l'initiative déjà annoncée par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui prévoyait un plan d'action de 20 millions d'euros.
Ce dernier a qualifié le périscolaire de « priorité absolue » face à une situation de plus en plus alarmante. Le plan en cours propose, entre autres, une politique de « tolérance zéro » en cas de soupçon de violences et un audit indépendant pour réévaluer le système actuel d'animation, qui doit être amélioré. Une convention citoyenne se penchera également sur la protection des enfants, avec des conclusions attendues fin juin.
Grégory Canal, co-président avec Rachida Dati du groupe d'opposition Paris Liberté, a exprimé ses réserves : « Les mesures échafaudées sont obscures et ne suffisent pas à répondre aux besoins urgents. »
Une mission d’évaluation activement attendue
Par ailleurs, une mission d'information et d'évaluation, à l'initiative de la droite, a été finalement acceptée par le maire et devrait être votée lors du Conseil de Paris la semaine prochaine. « Cette mission, d'un caractère transpartisan, inclura tous les acteurs concernés – des associations aux politiques », a détaillé Grégory Canal.
Cette mission vise à investiguer la gestion des dix dernières années, notamment en matière de recrutements et des dysfonctionnements documentés. Inès de Raguenel, élue de Paris Liberté, a précisé : « L'objectif est une opération de transparence et non un procès. »
En réponse à l’opacité entourant l’audit prévu, des questions sur la méthodologie de l’enquête ont été soulevées par les membres du conseil, notamment concernant le rôle des anciens collaborateurs de Patrick Bloche, ancien bras droit d'Anne Hidalgo. Au terme de cette mission, des recommandations concernant, entre autres, l'investissement dans la vidéoprotection dans les écoles et le retour à une semaine scolaire de quatre jours seront proposées.







