Ce mercredi 8 avril, aucun Conseil Départemental de l'Éducation Nationale (CDEN) ne se déroulera dans le département de l'Yonne. L'intersyndicale composée des syndicats enseignants (FSU, FO, UNSA) a en effet choisi de ne pas participer à cette réunion, suite aux décisions contestées de la direction académique, dévoilées lors d'un comité social et administratif (CSA) qui s'est tenu le 7 avril.
La réunion a été reprogrammée pour le 20 avril.
Lors de cette rencontre, les syndicats ont été informés que quatre classes initialement menacées de fermeture, à Rosoy, à l’école rive droite à Auxerre, à l’école Calmette à Paron, ainsi qu'au RPI de Vézelay, Domecy-sur-Cure et Saint-Père-sous-Vézelay, conserveraient leur existence à la rentrée. Cependant, cette victoire reste mitigée, car 21 postes d'enseignants du premier degré seront supprimés, au détriment d'une éducation de qualité.
Le directeur académique a également annoncé l'implémentation d’une classe Ulis à Courson-les-Carrières, tout en confirmant la fermeture d’une autre classe sur le même site, provoquant l'incompréhension des syndicats. Ce contexte précipite des économies sur le personnel enseignant, aggravées par la suppression de trois équivalents temps plein parmi les remplaçants et l’abandon d’un poste d'assistant de prévention.
L'intersyndicale et la FCPE dénoncent ces mesures jugées insuffisantes, plaidant pour une politique éducative qui prend en compte « la réalité du terrain ». En effet, ces organisations estiment qu'il est essentiel d'utiliser la baisse démographique pour réduire le nombre d'élèves par classe, ainsi que de recréer des brigades de remplacement afin de garantir un enseignement de qualité.
D'autre part, dans le second degré, le climat n'est pas plus serein, avec la suppression de 17 postes dans les collèges et lycées du département. Ces décisions rencontrent un rejet fort, symbolisé par le boycott décidé par l’intersyndicale pour le CDEN du 8 avril.
Ouvert à d'éventuelles discussions, un nouveau CDEN est d'ores et déjà programmé pour le 20 avril. À suivre donc, pour savoir quelle direction prendra la politique éducative dans l’Yonne.







