Ce dimanche, la France a affiché des températures exceptionnellement élevées pour un mois de mai, notamment à Brive-la-Gaillarde où le thermomètre a atteint 35,3 °C. Ce phénomène a conduit à la mise en vigilance jaune canicule pour treize départements de l’Ouest, prévue pour lundi.
Les nouveaux records de chaleur enregistrés ce dimanche ont été marqués après que d'autres seuils avaient déjà été franchis les jours précédents. Météo France a prévu que les températures pourraient continuer de grimper dans les heures à venir, atteignant leur pic mercredi, avant d’amorcer une légère baisse.
Brive-la-Gaillarde a ainsi établi un nouveau record pour un mois de mai, surpassant le précédent de 33,7 °C mesuré le 30 mai 2025, comme l'indique Météo Ciel. D'autres lieux, comme la Pointe de Chassiron sur l’île d’Oléron avec 33 °C, et Luxeuil avec 32,9 °C, ont également battu leurs propres records.
Des villes côtières telles que La Roche-sur-Yon, qui a relevé 32,6 °C, ont connu des valeurs similaires, dépassant des seuils enregistrés la veille. En outre, Quimper et Lorient ont aussi enregistré des températures anormales pour la saison, atteignant respectivement 30,6 °C et 30,4 °C.
Des températures qui vont encore grimper
La situation s'annonce encore plus préoccupante, car 13 départements de l'Ouest de la France sont désormais placés en vigilance jaune canicule. Cela représente une première pour cette période de l'année, aux dires de Météo France. Des températures dépassant de plusieurs degrés celles habituellement observées à cette époque pourraient être atteintes.
Les climatologues soulignent que l'augmentation de la fréquence des canicules est un indicateur direct du changement climatique, principalement attribué aux émissions de gaz à effet de serre. Les vagues de chaleur devraient devenir plus fréquentes et intenses dans les années à venir.
« L’extension de la saison des vagues de chaleur est un trait caractéristique du changement climatique », déclare Robert Vautard, chercheur au CNRS. « À moins de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, nous devrions nous attendre à de telles vagues de chaleur plus tôt dans l'année et éventuellement même à l'automne. »







