Si vous envisagez d'acquérir votre résidence principale ou d'investir dans l'immobilier locatif, le prêt amortissable est une option incontournable.
Lors de l'élaboration de votre plan de financement, votre conseiller bancaire peut vous orienter vers ce type de crédit. Découvrons ses spécificités et son mode de fonctionnement.
Qu'est-ce qu'un prêt amortissable ?
Le prêt amortissable est le crédit immobilier le plus courant en France. Ce financement s'étend sur une période de 5 à 25 ans.
Le concept est simple :
- Vous empruntez un montant pour financer votre projet immobilier ;
- Vous remboursez mensuellement une portion du capital ;
- Vous payez également des intérêts, calculés selon le taux convenu.
Dès le début du remboursement, la proportion des intérêts est plus importante, tandis qu'elle diminue au fil du temps. C'est à travers le tableau d'amortissement fourni par la banque que vous pourrez visualiser cette évolution.
Les différents types de prêts amortissables
Le marché propose principalement deux catégories de prêts amortissables :
1. Prêt amortissable à taux fixe
Avec ce prêt, le taux d'intérêt établi lors de la signature reste constant pendant toute la durée de remboursement. Ainsi, les mensualités demeurent identiques, facilitant la gestion de vos finances.
2. Prêt amortissable à taux variable
Pour ce type de prêt, le taux d'intérêt peut fluctuer en fonction de critères préétablis, souvent lié à des indices comme l'Euribor. Ce mécanisme peut inclure des plafonds et planchers pour encadrer les variations.
Avantages et inconvénients : taux fixe vs taux variable
Choisir entre un prêt à taux fixe ou variable nécessite une analyse de leurs atouts et risques respectifs.
Le prêt à taux fixe assure une certaine sécurité, préservant vos mensualités contre les fluctuations. Néanmoins, les pénalités en cas de remboursement anticipé peuvent être élevées.
À l'inverse, un prêt à taux variable peut commencer avec un taux inférieur, permettant de réaliser des économies, mais présente le risque d'une hausse des mensualités en période de remontée des taux.
Les projets éligibles au prêt amortissable
Ce type de crédit peut financer divers projets, tels que l'achat de biens immobiliers, qu'ils soient neufs ou anciens, pour un usage en résidence principale ou secondaire.
Il peut également s’appliquer à des acquisitions de terrains ou à des travaux de rénovation.
Évaluer le coût d'un prêt amortissable
Le coût total d'un prêt amortissable peut varier selon plusieurs critères :
1. Montant emprunté
Plus le montant est élevé, plus le coût sera significatif.
2. Durée de remboursement
Une durée plus longue augmente le taux d'intérêt, tout en réduisant les mensualités.
3. Assurance emprunteur
Obligatoire en France, elle assure le remboursement en cas de décès ou d'incapacité. Son coût se situe entre 0,3 % et 0,5 % du montant du prêt.
4. Frais de dossier
Ces frais peuvent atteindre jusqu'à 1 % du montant emprunté et correspondent à l’étude de la demande de prêt.
5. Frais annexes
Ces petites sommes, dépassant rarement quelques dizaines d'euros, concernent des coûts liés à la banque.
Pour comparer les offres, le TAEG (taux annuel effectif global) est un indicateur essentiel, englobant tous les frais et facilitant l'évaluation du coût total.
Où obtenir un crédit amortissable ?
Les crédits amortissables sont accessibles via différents canaux :
1. Banques et organismes de crédit
La majorité des établissements financiers proposent ce type de crédit pour différents projets.
2. Courtiers en crédit
Ces professionnels peuvent rechercher et négocier les meilleures offres pour leurs clients.
Si vous vous sentez à l'aise avec les démarches, vous pouvez comparer vous-même les propositions. Sinon, un courtier peut vous guider dans cette étape cruciale.
Conditions de souscription
Avant d'accorder un prêt, la banque doit évaluer votre profil et votre situation :
1. Situation professionnelle
Un emploi stable, comme un CDI, est souvent favorisé par les banques. Si vous êtes en CDD ou à la recherche d'un emploi, vous devrez convaincre avec un historique solide.
2. Âge
Les jeunes emprunteurs sont souvent perçus comme moins risqués.
3. Taux d'endettement
La banque vérifiera la part de vos revenus consacrée au remboursement, avec un seuil maximum de 35 % imposé par le HCSF.
4. Apport personnel
Un apport de 10 % à 20 % est généralement recommandé pour couvrir les frais de notaire.
5. Gestion financière
La banque appréciera un historique de gestion saine sans incidents de paiement récents.
N'hésitez pas à effectuer une simulation en ligne pour découvrir les conditions qui vous sont appliquées.







