Cette année, la Toulousaine Chantal Perdigau célèbre le 10e anniversaire de sa plateforme "Savez-vous planter chez nous", qui connecte les propriétaires de jardins et les jardiniers amateurs.
À l'aube des années 2010, Chantal Perdigau, fraîchement diplômée de l’Institut national des sciences appliquées (Insa), observe que de nombreux propriétaires de jardins n'ont pas le temps d'en prendre soin. Parallèlement, de nombreux jardiniers débutants rêvent d'un espace pour cultiver. C'est alors qu'elle conçoit l'idée de créer un lien entre ces deux groupes.
Prêter un bout de jardin
Dans un contexte où l'économie collaborative fait florès, l'idée d'une plateforme numérique germe. En 2011, elle lance son site "Savez-vous planter chez nous", offrant aux propriétaires la possibilité de proposer un petit coin de jardin en échange d'une partie de la récolte. Ce concept de troc répond à une demande croissante des citadins désirant jardiner.
Un annuaire de professionnels adaptés au jardinage urbain
Bien que la plateforme prenne forme, elle n’apporte pas de revenus. Chantal, pour subvenir à ses besoins, travaille à côté jusqu'en 2017, où elle introduit la section "Choux Choux" : un annuaire géolocalisé payant, ciblant des passionnés et artisans du jardinage, recommandant des plantes locales. Le site s'étend, touchant aujourd'hui non seulement la France, mais aussi la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, et même le Canada depuis début 2021, avec 6 800 annonces au total.
Une pépinière de lien social
« Nous valorisons le retour à la terre et la proximité », affirme Chantal Perdigau. Les relations créées sont souvent durables, et le jardin devient un lieu de partage. La pandémie de coronavirus a renforcé cette dynamique, amplifiant l'intérêt pour le co-jardinage en milieu urbain. Avec une quête croissante de nature et de qualités de vie dans les villes, Chantal espère voir se développer davantage le co-jardinage au cœur des métropoles, propageant l'idée d'une ville plus humaine et en harmonie avec la nature.







