Alors que des millions de bénéficiaires ont déjà reçu leur chèque énergie pour 2024, environ un million de foyers éligibles se retrouvent officiellement oubliés par le gouvernement. Bonne nouvelle : ils pourront faire une réclamation à partir de juillet et jusqu'à décembre.
Une situation alarmante pour les bénéficiaires
Le chèque énergie a été envoyé en avril à de nombreux ménages modestes, une aide mise en place en 2018. Cependant, en début d'année, plusieurs associations de consommateurs ont alerté que près d'un million d'éligibles n'avaient pas été pris en compte. La raison en est que l'identification des bénéficiaires s'effectue via la taxe d'habitation, qui a été supprimée pour les résidences principales, laissant nombre de foyers vulnérables sans aide.
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a promis que des mesures seraient mises en place pour que ces oubliés puissent réclamer leur aide. "Nous allons remédier à cette difficulté, il y aura un système de réclamation", avait-il déclaré.
Démarches simplifiées pour les réclamations
Le système de réclamation sera accessible en ligne à partir de juillet 2024 via le site chequeenergie.gouv.fr. Les intéressés devront fournir leur numéro fiscal, une pièce d'identité et une facture d'énergie à leur nom. Les demandes seront acceptées jusqu'à décembre. Pour ceux n'ayant pas accès à Internet, une assistance sera mise en place pour transmettre les justificatifs par voie postale, prolongeant le délai d'instruction à deux mois.
Utilisation et montant du chèque énergie
Le chèque énergie est un outil nominatif qui permet de régler les factures d'énergie, d'acheter du combustible ou de financer des travaux de rénovation énergétique. Les bailleurs sociaux sont désormais tenus d'accepter ce chèque pour couvrir les charges locatives liées à l'énergie. En 2024, son montant varie entre 48 et 277 euros selon les revenus et la composition du ménage. Pour les foyers éligibles, il n'y a aucune démarche à entreprendre pour recevoir automatiquement leur chèque, qui est envoyé par courrier à leur dernière adresse administrative.







