Les sphaignes (Sphagnum), appartenant à la famille des Sphagnacées, ressemblent à de la mousse et font typiquement partie de la tourbe. Leur présence dans le terreau vendu en magasin peut prêter à confusion, car elles ne sont pas réellement écologiques.
Sphagnum : un trésor des tourbières
On dénombre une multitude d'espèces de sphaignes, particulièrement présentes dans les tourbières humides. Leur caractéristique principale réside dans leur capacité exceptionnelle à stocker l'eau, avec une estimation de 70 à 75 litres d'eau pour seulement 1 kg de sphaigne. À cet égard, elles jouent un rôle vital dans l'écosystème des tourbières.
Les sphaignes se présentent sous forme de tiges principales, portant des feuilles qui se développent sur ces tiges et forment des faisceaux. Cette structure se compose de deux types de cellules :
- Cellules chlorophylliennes (chlorocystes) : Cellules vivantes, vert clair et de petite taille, localisées en partie supérieure.
- Cellules hyalines (hydrocystes) : Cellules mortes, plus grandes et translucides, qui continuent à emmagasiner l'eau grâce à leur structure étanche.
Au sommet de la plante, le bourgeon apical engendre continuellement des feuilles tout au long de son cycle de croissance, à un rythme de 3 cm par an, tandis que la base de la plante finit par mourir. Ce phénomène génère la accumulation de matière organique, prone à former la tourbière.
La problématique de la conservation
Les tourbières, et notamment celles qui abritent des sphaignes, affrontent des menaces écologiques majeures. Le drainage intensif des zones humides et l'usage excessif d'engrais azotés par l'agriculture nuisent au développement de ces plantes essentielles.
Pour contourner l'utilisation de sphaignes, envisagez d'opter pour des fibres de coco qui offrent une aération tout aussi efficace dans votre terreau. Dans le cadre de projets de toits ou de murs végétaux, privilégiez la sphaigne de Chiloé, qui présente une croissance rapide et un potentiel de régénération plus stables, tout en conservant les bénéfices de rétention d'eau et d'aération du sol.







