Ce lundi, un élève du CFA de Barbezieux a été arrêté par les gendarmes de Charente, soupçonné d'avoir joué un rôle dans une série de téléphones anonymes annonçant la présence d'un homme armé, survenue en avril. L’auteur principal des appels, déjà appréhendé dans le Rhône, a ainsi bénéficié d’une aide interne au sein de l’établissement.
Ce phénomène, connu sous le terme de swatting, a conduit à une intervention d'envergure le 21 avril 2026, lorsque la direction du CFA a été avertie à plusieurs reprises de la présence d'une personne armée. La situation a provoqué une forte inquiétude et mobilisé des ressources considérables des services de sécurité. L'adolescent de 16 ans, ensuite interpellé dans le Rhône, avait un complice au CFA de Barbezieux-Saint-Hilaire.
"On lui reproche d'avoir donné l'idée au principal auteur, manifestement en lien via les réseaux sociaux," a expliqué Benoit Bernard, procureur de la République d'Angoulême, lors d'une interview à ICI La Rochelle.
Passible de deux ans d’emprisonnement
Le jeune complice de 15 ans a été placé en garde à vue puis présenté à un juge des enfants pour "la mise en œuvre d’une mesure éducative judiciaire préalable au jugement". Cette démarche implique une surveillance et un accompagnement par les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), précisent les autorités à ICI La Rochelle.
Cet accompagnement est un préalable à son futur jugement, convoqué pour dans quelques semaines. Le jeune homme était jusqu'ici sans antécédent judiciaire. L’infraction de "divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours" est passible de deux années d’emprisonnement et d'une amende de 30 000 €.
Cette série d'appels malveillants a entraîné le confinement de plusieurs élèves dans le collège Jean-Moulin, voisin du CFA. Les services de l'État avaient alors déployé des moyens substantiels pour sécuriser la zone et lever le doute concernant la véracité de l’intrusion armée.
La brigade des recherches de Cognac a intensifié ses investigations pour identifier l'origine de ces appels trompeurs, qui ont semé la panique au sein de la communauté éducative. Suite aux enquêtes, le mineur de 15 ans a également été convoqué devant le juge des enfants à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône.







