Dans un contexte de tensions intenses, le président libanais, Joseph Aoun, a pressé Israël de respecter le cessez-le-feu avant d'initier toute discussion de paix entre les deux nations, tout en attendant que les États-Unis proposent une date pour ce dialogue.
Lors d'une visite dans le sud du Liban, le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a déclaré que l'armée était prête à frapper le Hezbollah «au-delà de la ligne jaune», zone marquant la limite de contrôle israélien, selon un communiqué diffusé par les autorités militaires. «Chaque menace, peu importe où elle se situe, contre nos communautés ou nos troupes sera neutralisée, même si elle dépasse cette ligne jaune et le nord du fleuve Litani», a-t-il commenté, tout en précisant que l'opération actuelle vise à éliminer les menaces.
Malgré la trêve instaurée depuis le 17 avril, les hostilités entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran, se poursuivent, particulièrement dans le sud libanais. Le chef d'état-major a également souligné que «nous poursuivrons nos missions pour garantir la sécurité», notamment en effectuant des frappes au-delà de cette fameuse «ligne jaune».
Pour sa part, le président Aoun a réitéré son appel à une application rigoureuse du cessez-le-feu, illustrant une volonté d'avancer vers des négociations pacifiques tout en faisant face à une situation de sécurité de plus en plus précaire. Des experts de la région, tels que ceux cités par France 24, notent que ces tensions risquent d'aggraver les relations entre Israël et le Liban, déjà fragilisées.







