Après leur interception par les forces israéliennes, 176 membres de la flottille pour Gaza ont été débarqués en Crète, le 1er mai. Parmi eux, 31 ont été immédiatement transférés à l'hôpital de Sitia pour recevoir les premiers soins.
L'opération de débarquement s'est déroulée en coordination avec les autorités grecques, comme l'ont annoncé les autorités locales dans un communiqué. "Nous avons agi dans des conditions particulièrement difficiles pour assurer leur sécurité et leur protection," a précisé le document. Les militants, pour la plupart d'origine européenne, ont été escortés par les garde-côtes grecs vers quatre autocars, prêts pour un rapatriement rapide vers l'aéroport international d'Héraklion.
L'état de santé des personnes admises à l'hôpital n'a pas été divulgué, et les autorités grecs n'ont pas précisé la nationalité des militants. Cependant, la situation a suscité des inquiétudes au niveau international, notamment au sein du gouvernement espagnol qui demande la "libération immédiate" de l'un des militants, Saif Abu Keshek.
Deux passagers transférés en Israël pour y être interrogés
Selon Oren Marmorstein, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, "tous les militants de la flottille sont maintenant en Grèce, sauf Saif Abu Keshek et Thiago Avila". Ces deux individus sont soupçonnés d'appartenir à une organisation terroriste et d'activités illégales respectivement. Ils seront prochainement transférés en Israël pour interrogatoire.
Ce dernier naufrage humanitaire faisait partie d'une flottille visant à rompre le blocus de Gaza. Les organisateurs affirment que leur but était d'apporter une aide essentielle aux habitants de ce territoire palestinien. Ce n'est pas la première fois que ce type d'initiative rencontre des difficultés. En 2025, lors de la première mission de la flottille mondiale Sumud, plusieurs centaines de militants, y compris des personnalités telles que Greta Thunberg, avaient été arrêtés en mer avant d'être expulsés vers leurs pays d'origine.







