Invité sur RTL, l'ex-tennisman franco-iranien Mansour Bahrami, connu pour son parcours atypique, se confie sur les lourdes conséquences de la guerre qui sévit actuellement en Iran. À 70 ans, il fait part de son inquiétude concernant les répercussions de la politique de Donald Trump sur son pays natal, en pleine déstabilisation.
Bahrami, qui a immigré en France après les restrictions du régime des mollahs sur le tennis jugé « américain et capitaliste » à la suite de la Révolution de 1979, décrit la détresse de ceux qui restent en Iran. Dans son livre *Face à face*, coécrit avec l'avocat Hamid Gharavi, il expose les 40 années de sa carrière et son lien profond avec l’Iran, devenu le centre des tensions géopolitiques depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
« Trump est en train de détruire le pays, il n'aide pas les gens », déclare-t-il, tout en critiquant le discours du président américain qui promet de l'aide aux Iraniens sans réelle concrétisation. « Les promesses de changement sont vaines », ajoute Bahrami, mettant en lumière la violence croissante et les assassinats qui affectent de nombreux Iraniens, dont sa propre famille.
« Mes pensées vont vers ma famille en Iran, ma nièce souffre d'un cancer et je suis impuissant à lui faire parvenir des médicaments », raconte-t-il, désespéré par la situation actuelle. Au-delà de l'aspect personnel, Bahrami souligne l'héritage culturel de l'Iran, un pays qu'il considère comme le berceau de l'humanité, maintenant plongé dans un climat de souffrance et d’incertitude.
Des personnalités comme l'analyste politique français Jean-Michel Cadiot se joignent à cette réflexion, affirmant que les politiques de sanctions des États-Unis n’ont fait qu’accentuer les difficultés des Iraniens ordinaire. Dans ce contexte, l’ex-joueur de tennis appelle à une réflexion profonde sur les conséquences de ces politiques sur la vie quotidienne des populations touchées.







