Les États-Unis annoncent avoir ciblé des installations de missiles iraniens, risquant d'anéantir les négociations de paix.
Le 25 mai 2026, les États-Unis ont annoncé des frappes contre des installations de missiles dans le sud de l'Iran, une action qui remet en question le cessez-le-feu en place depuis le 8 avril. « Les forces américaines ont procédé à des frappes de légitime défense dans le sud de l'Iran pour protéger nos troupes des menaces iraniennes. Les cibles incluaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes tentant de poser des mines, » a déclaré Centcom dans un communiqué.
Des explosions puissantes ont été rapportées à Bandar Abbas, avec des médias iraniens signalant un retour à la normale après un examen des bruits.
Le détroit d'Ormuz : enjeux stratégiques
Le conflit a gravement perturbé l'économie mondiale, notamment en bloquant le détroit d'Ormuz, qui représente un cinquième du pétrole et du gaz mondial. Marco Rubio a souligné que le détroit rouvrira « d'une manière ou d'une autre », ajoutant que « ce qui se passe là-bas est insoutenable pour la communauté internationale. »
Après les frappes américaines, les marchés pétroliers ont affiché des fluctuations, mais selon Rubio, un accord avec l'Iran demeure envisageable. Il a souligné que les discussions se concentrent sur la formulation du texte d'accord, ce qui pourrait nécessiter plusieurs jours.
Perspectives incertaines pour la paix
Les espoirs d'un accord rapide semblent s'éloigner. Donald Trump a récemment tempéré les attentes, affirmant qu'il ne souhaitait pas « se précipiter ». De son côté, le porte-parole du ministère iranien, Esmaïl Baghaï, a indiqué que « bien que nous ayons avancé sur plusieurs points, rien n'est encore décidé. »
Parallèlement, une délégation pakistanaise, incluant le médiateur principal du conflit et le premier ministre Shehbaz Sharif, a visité la Chine pour soutenir le processus diplomatique. Trump a évoqué l'idée d'un compromis « largement négocié » pour la réouverture du détroit d'Ormuz et a clarifié la question de l'uranium enrichi iranien, qui pourrait être détruit sous supervision internationale.
Tensions au Liban et impact régional
Les espoirs de paix au Moyen-Orient sont encore entachés par des déclarations du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui a annoncé une intensification des opérations militaires au Liban. Depuis le 17 avril, un cessez-le-feu est en place, mais des accusations de violations entre Israël et le Hezbollah persistent. L'impact de ces événements pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la région, alors qu'Israël intensifie les frappes en réponse à des attaques revendiquées par le Hezbollah, qui a lui-même visé des installations dans le nord d'Israël.







