Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) feront entendre leur voix le mardi 9 juin, à travers une grève nationale pour exiger leur titularisation en tant que fonctionnaires ainsi qu'une revalorisation de leur rémunération. Une intersyndicale regroupant plusieurs syndicats appelle à cette mobilisation, pointant du doigt la précarité qui entoure ce métier crucial.
"Un statut pour les AESH !" sera le mot d'ordre des rassemblements organisés au niveau national. À Paris, par exemple, une manifestation débutera à 14h sur la place Bainville, dans le 7ᵉ arrondissement, rassemblant des milliers de professionnels et de soutiens.
Ces AESH, qui s'élèvent à environ 145.000 dans l'Hexagone, endurent une instabilité professionnelle marquée par des horaires réduits à 24 heures par semaine, correspondant au temps de scolarisation des élèves. Selon le syndicat FSU, cette situation est insoutenable et ne correspond pas aux besoins d'une éducation réellement inclusive. La question des salaires est également cruciale, avec des rémunérations souvent jugées insuffisantes.
Des personnels "maintenus dans la précarité, sous-payés"
"Bien que les AESH soient désormais le deuxième corps de métier le plus représenté dans l'éducation nationale, le ministre de l'Éducation ne prévoit qu'une 'fonctionnarisation' de 10 à 20 % d'entre eux. Cette proposition est loin de répondre à la réalité du terrain et aux attentes d'une école intégrative capable d’accueillir tous les élèves", déplore l'intersyndicale dans un communiqué.
Les AESH demandent également un véritable avenir professionnel, car, selon eux, le travail qu'ils accomplissent doit être reconnu à sa juste valeur. Afin de soutenir cette lutte, de nombreuses villes comme Bordeaux, Toulouse et Lyon ont prévu des manifestations simultanées, car les AESH considèrent leur rôle comme vital au sein du système éducatif.







