À compter du 1er janvier 2027, les communes françaises auront la possibilité de financer et d'installer leurs propres radars automatiques, avec l'autorisation préalable des préfectures. Cette initiative suscite un intérêt croissant parmi les élus du Puy-de-Dôme, qui envisagent d'explorer cette avenue pour améliorer la sécurité routière.
Les collectivités locales seront à même de s'équiper de radars dans des zones où un suivi est jugé nécessaire, surtout dans celles où l'État n'a pas encore agi. Les réactions des riverains sont souvent à l'origine de cette demande. À Issoire, par exemple, le maire Bertrand Barraud souligne : "Lors des réunions de quartier, de nombreux habitants expriment leurs inquiétudes face à des vitesses excessives, des craintes souvent confirmées par nos radars pédagogiques".
Cependant, l'optimisme est tempéré par les coûts associés. L'acquisition d'un radar peut frôler les 100 000 euros, et des préoccupations émergent quant aux financements disponibles. Bertrand Barraud s'interroge : "Aura-t-on des aides, comme c'est le cas pour la vidéoprotection ? Sans compter que les amendes iront à l'État et non aux collectivités".
Cette initiative s'inscrit dans la loi de décentralisation adoptée en 2022, dont les modalités précises restent à définir. Actuellement, les recettes des amendes sont perçues par l'État, laissant les communes sans retour financier sur leurs efforts
L'achat et l'entretien des radars, des coûts considérables
Flavien Neuvy, président de l'Association des maires du Puy-de-Dôme, voit d'un bon œil cette mesure qui facilite l'action locale. Il déclare : "La problématique de la vitesse et de l'apaisement de la circulation préoccupe chaque maire". Il appelle aussi à des subventions et à une redistribution des amendes pour aider les communes à gérer les coûts d'entretien, qui peuvent être lourds.
Dans cette optique, des villes comme Clermont-Ferrand, Gerzat et Beaumont réfléchissent à cette possibilité, mais attendent des précisions sur les modalités d’application de la réforme avant de se lancer dans l'aventure. La question demeure : ces communes disposeront-elles des ressources nécessaires pour faire de cette initiative une réussite ?







