Ce dimanche, lors du vide-grenier de Germigny, un collectif d'une cinquantaine d'habitants s'est formé pour s'opposer à un projet de méthanisation qui suscite de vives inquiétudes. L'objectif de ce regroupement est clair : sensibiliser le public et recueillir des signatures pour une pétition. Caroline Lanos, porte-parole du groupe, exprime leurs appréhensions : "Nous voulons nous mobiliser contre ce projet car il est trop près des habitations. Il entraînera plus de circulation, avec davantage de camions traversant notre village, proche de nos écoles. Qui paiera pour l'éventuel délabrement des routes ?"
"Je ne me vois pas manger sur ma terrasse avec des odeurs" : Jacques, un habitant de Germigny
Jacques, un résident local ayant signé la pétition, exprime ses craintes concernant les nuisances olfactives que pourrait occasionner l'usine : "Comment va-t-on éviter les odeurs d'un fumier qui fermente ? Je ne veux pas être contraint d'éviter ma terrasse juste à cause de ça." En réponse aux inquiétudes, Maxime Viaut, exploitant agricole et promoteur du projet, assure que des solutions techniques peuvent être mises en œuvre pour réduire les désagréments : "Nous prévoyons de stocker les matières sous abri et de minimiser les ouvertures de portes pour éviter les nuisances. C'est une méthode efficace pour assurer un résultat probant, peu importe la direction du vent." Pourtant, le collectif reste sceptique quant à ces promesses.
"S'il faut aller en justice, on le fera": Caroline Lanos, porte-parole du collectif
L'option d'une action en justice est envisagée par le collectif si les démarches actuelles n'apportent pas de résultats. Caroline Lanos explique : "Nous pensons à constituer une association. Si nous devons aller en justice pour renforcer notre voix, nous le ferons." De son côté, Maxime Viaut propose d'organiser une réunion publique afin de discuter du projet et de ses implications : "Je veux que la transparence soit au cœur de ce projet. La colère est palpable, mais nous devons engager un dialogue productif où chacun puisse entendre l'autre." L'instruction du dossier de l'usine entrera bientôt dans une nouvelle phase, promettant une étude approfondie des impacts sur la circulation, les nuisances sonores et olfactives.







