À Botans, situé dans le Territoire de Belfort, le food-truck Empire State Burger a récemment été sommé de quitter le parking voisin du restaurant Quick. Ce dernier, constatant la présence d'un concurrent, a décidé de faire des recherches sur la légalité de cette installation.
Les gérants d'Empire State Burger ont vécu une situation inattendue samedi 6 juin. Alors qu'ils se préparaient à ouvrir leur service, le propriétaire du parking, qui les accueillait depuis huit ans, les a informés de leur obligation de partir, citant une menace de plainte pour concurrence déloyale formulée par le restaurant Quick, ouvert depuis un an à proximité.
« Je ne vois pas quelle concurrence on fait »
Lucas Muscillo, co-gérant du food-truck, a exprimé son incompréhension : « Quick fait des milliers de burgers par jour. Nous, quand on en fait 25, on est bien contents. Je ne vois pas quelle concurrence on peut faire. » Selon des sources locales, le propriétaire de Quick aurait perçu la présence d'Empire State Burger comme une gêne et, via son bailleur, a mené des investigations sur ce qu'il considère comme une concurrence inappropriée.
Le propriétaire du parking, lui, n'était pas informé de la présence du food-truck. En effet, l'accord qui permettait à Empire State Burger de s'installer avait été accordé par un ancien locataire, qui n’avait pas la capacité légale de le faire. Malgré cela, la demande de Quick de voir le food-truck quitter les lieux a été satisfaite.
Plusieurs propositions de repli
Le départ d'Empire State Burger, bien que légal, a suscité l'interrogation de Lucas Muscillo quant aux motivations réelles de la chaîne de fast-food : « De là à se renseigner sur nos autorisations et à menacer de porter plainte, c'est exagéré. Le côté humain n'y est pas du tout. » Suite à un post d'indignation diffusé sur les réseaux sociaux, les gérants du food-truck ont reçu plusieurs propositions d'emplacements alternatifs, témoignant ainsi de la solidarité de la communauté locale. Des experts en droit commercial, comme ceux de l'Institut de Droit Commercial, précisent que ce genre de situation, bien que juridique, soulève des questions éthiques sur le comportement des grandes enseignes face aux petites entreprises.







