La shérardie des champs (Sherardia arvensis), également connue sous le nom de rubéole des champs, gaillet fleuri ou gratteron fleuri, est une plante herbacée annuelle largement répandue. Vous pouvez la rencontrer sur des pelouses sèches, en bordure de routes, dans des champs cultivés ou des lieux incultes à travers l'ensemble du territoire métropolitain. Originant du bassin méditerranéen, elle s'est naturalisée dans de nombreuses régions du monde, y compris l'ensemble de l'Europe, le Caucase, l'Afrique du Nord, ainsi que sur les côtes est et ouest des États-Unis, au Chili et en Australie.
Elle peut parfois être confondue avec le gaillet gratteron (Galium aparine), mais bien qu'elles appartiennent à la même famille botanique, les Rubiacées, elles diffèrent par leur genre.
Ses feuilles, recouvertes de poils hérissés, mesurent entre 0,5 et 1,5 cm de long. Leur forme oblongue et pointue, avec une seule nervure, se présente en verticilles de 5 à 6 pour les plus hautes et 4 pour celles du bas. Ses tiges, quadrangulaires et grêles, sont couvertes de poils raides et souvent couchées.
Les petites fleurs de la shérardie, réunies en tête, mesurent environ un centimètre. Elles s'épanouissent en forme d'entonnoir, ayant quatre lobes pointus et étalés, allant du blanc rosé au mauve pâle, avec des étamines très saillantes. Enfin, les fruits se composent de deux akènes garnis de poils épais et drus, accompagnés de dents du calice.
Les racines de cette plante affichent une couleur rouge, due à la présence de purpurine, un pigment similaire à celui que l'on trouve dans les racines de la garance des teinturiers (Rubia tinctorum). Le terme ruber, signifiant "rouge" en latin, est à l'origine du nom vernaculaire de rubéole, en lien avec la maladie du même nom provenant de rubella (diminutif de rouge en latin).
- Famille : Rubiacées
- Type : plante annuelle
- Origine : bassin méditerranéen
- Couleur : fleurs blanc rosé à mauve pâle
- Semis : oui
- Bouture : non
- Plantation : spontanée
- Floraison : juin à octobre
- Hauteur : 5 à 30 cm
Conditions idéales pour la rubéole des champs
Cette plante rudérale préfère un habitat en plein soleil, dans un sol sec, souvent calcaire, pauvre en humus mais riche en nutriments. Elle est également considérée comme un indicateur de sol limoneux.
Multiplication de la rubéole des champs
La rubéole des champs, étant une plante sauvage, ne sera pas souvent cultivée dans un jardin, car elle est souvent perçue comme indésirable. Sa reproduction se fait naturellement grâce à la dissémination de ses graines par les animaux et les oiseaux, par le biais de leurs déjections ou en se collant à leurs poils et plumes.
Caractéristiques distinctives de la rubéole des champs
À la différence du gaillet gratteron (Galium aparine), la rubéole ne s’accroche pas aux vêtements ; elle est également généralement moins élevée. Concernant sa protection, la shérardie des champs ne fait pas face à des menaces préoccupantes pour sa survie. Malgré sa réputation de mauvaise herbe, elle contribue positivement à l'écosystème, fournissant une source de nourriture pour les insectes pollinisateurs. Si elle devient intrusive dans un jardin, elle peut être arrachée facilement, bien que ses racines laissent un suc rouge sur les mains, nécessitant le port de gants lors de son retrait. Elle peut être ajoutée au compost, car elle n'a ni vertus médicinales ni comestibles.
Concernant l'appellation de son genre Sherardia, il rend hommage à William Sherard (1659-1728), un botaniste britannique, soulignant l'importance de ses publications scientifiques. Actuellement, le genre est monospécifique, car Sherardia arvensis est l'unique espèce connue.







