En 2021, un grand nombre de jardiniers ont subi des pertes dramatiques dues au mildiou, en particulier sur leurs tomates. Les conditions météorologiques, marquées par des pluies incessantes, ont amplifié l'humidité et favorisé la propagation du champignon. Face à de telles circonstances, comment mieux gérer la situation pour garantir la pérennité de vos cultures ? La prévention est cruciale, mais il est tout aussi important de savoir comment désinfecter son sol en fin de saison.
L'arrachage des plants infectés
Dès le mois d'août, lorsque les feuilles des tomates commencent à brunir et à se flétrir, il devient nécessaire d'arracher les plants contaminés. Même si certaines tomates ne sont pas encore mûres, elles peuvent déjà être touchées par le mildiou. Contrairement à certaines recommandations, il est déconseillé de jeter ces déchets dans le compost car cela risque de le contaminer avec des spores. Brûler ces débris est également interdit. Sachez que le compost peut atteindre des températures suffisamment élevées (60-70°C) pour éliminer les spores. Avant de ranger vos piquets pour la saison, n'oubliez pas de désinfecter vos outils et supports.
L'assainissement de votre sol
Une fois le terrain débarrassé des plants malades, il convient d'éviter certaines pratiques. Par exemple, passer le désherbeur thermique ou utiliser un fongicide est généralement inefficace : la chaleur n'est pas assez intense ni perdurable, et les fongicides tueront également les mycorhizes, essentielles à la santé du sol. Pour favoriser l'assainissement, les fortes gelées hivernales peuvent détruire les spores si le sol est laissé nu. Par ailleurs, la culture d'engrais verts comme la phacélie ou la moutarde a deux avantages : protéger le sol de l'érosion et contribuer à son assainissement.
Préparer votre sol pour de futures plantations
Pour éviter de réintroduire le mildiou, il est impératif de ne pas replanter de tomates (ni d'autres cultures sensibles comme les pommes de terre et les poivrons) dans les zones contaminées. Respectez un délai de trois ans pour la rotation des cultures, et exploitez des alternances avec des salades, des courgettes ou des haricots nains. Si votre potager est petit, variez les types de tomates pour réduire les risques d'infestation. Favorisez les variétés anciennes comme la Rose de Berne, ou optez pour des hybrides résistants. De plus, appliquez un paillage épais autour des plants de tomates pour empêcher les spores de se développer. En cours de saison, arrosez avec des préparations telles que le purin d'ortie pour renforcer les défenses naturelles des plantes. Si vous observez des signes de mildiou, agissez rapidement avec des pulvérisations de bouillie bordelaise ou des traitements doux comme le bicarbonate de soude. En cas d'intempéries, n'hésitez pas à couvrir vos plants pour sauver votre récolte.







