Les détenteurs de plans d’épargne logement (PEL) ouverts avant 2011 pourraient faire face à des changements significatifs. Selon le rapport annuel de la Banque de France, ces PEL affichent un rendement moyen de près de 4,5%, jugé excessif dans un contexte économique où le capital est sans risques.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, souligne les impacts néfastes de ces taux élevés sur le financement de l’économie et sur l’équité sociale. Près de trois millions d’épargnants sont potentiellement affectés par cette prise de position, soulignant l'importance de la question.
Une rémunération désavantageuse
- Les PEL anciens représentent un encours de 111 milliards d’euros en 2020.
- Ils bénéficient d'un taux moyen de 4,46%, contre 2,23% pour les PEL ouverts après 2011.
La différence de rentabilité est frappante, les anciens PEL rapportant huit à neuf fois plus que le livret A. De plus, cet ancien cadre permet de continuer à accumuler des intérêts jusqu’au retrait définitif des fonds, alors que les PEL récents se transforment en livrets d’épargne au bout de quinze ans.
Quelle solution pour l'avenir ?
Un responsable de l’institution déclare que cette situation impose un fardeau sur les banques et limite leur capacité à financer l'économie française. Si les anciens PEL étaient soumis au même taux que les nouveaux (1%), cela entraînerait une économie de 3,9 milliards d’euros. La Banque de France envisage donc des incitations pour encourager les détenteurs à liquider leurs anciens PEL, tout en écartant un changement rétroactif de réglementation.







