Une situation précaire avant 2013
Avant 2013, les assurés qui examinaient leur contrat d'assurance obsèques en capital ressentaient souvent une certaine inquiétude quant à la destination du capital accumulé. Même si le but initial de ce contrat était de couvrir les coûts funéraires, il n'y avait aucune obligation pour le bénéficiaire de l'utiliser à cette fin.
Ainsi, l'argent amassé pouvait être dépensé comme bon lui semblait, laissant les proches du défunt dans une situation précaire. Si les famille prenaient en charge les obsèques, elles ne pouvaient pas exiger le remboursement du montant engagé, ce qui allait à l’encontre des souhaits de l’assuré qui voulait alléger le fardeau financier de ses proches.
Les contrats en prestations, en revanche, garantissaient à la fois l'organisation et le financement des funérailles, permettant à l'assureur de verser directement à l'opérateur funéraire sélectionné par l'assuré.
Les avancées de la loi de 2013
Face à ces problématiques, le législateur a adopté une loi le 26 juillet 2013, visant à protéger les intérêts des assurés et de leurs proches. Cette loi transforme le capital constitué à travers les cotisations en un capital affecté, ce qui signifie qu'il ne peut être utilisé que pour le financement des obsèques.
Désormais, cette obligation est clairement stipulée dans le contrat, garantissant ainsi que les dernières volontés de l’assuré soient respectées. Cette mesure apporte une grande sérénité aux souscripteurs de ces contrats.
Que faire en cas de surplus ?
En cas de capital suffisant pour couvrir les obsèques, l'argent est utilisé exclusivement à cet effet. Toutefois, que se passe-t-il si le montant accumulé dépasse le coût des funérailles ?
La loi est précise : le surplus, s'il existe, est remis au bénéficiaire, qui est libre de l'utiliser comme il l'entend. Par exemple, si le contrat prévoit 5 000 euros et que les obsèques coûtent seulement 4 000 euros, les 1 000 euros restants peuvent être utilisés à d'autres fins.
- Assurance obsèques : quel est son coût ?
- Assurance obsèques : à quel âge souscrire un contrat ?







