Un rapport du conseil d’orientation des retraites (COR) révèle que le système de retraites pourrait faire face à un déficit compris entre 7,9 et 17,2 milliards d'euros d'ici 2025. Ce déséquilibre financier ne découle pas d'une augmentation des pensions, mais d'une diminution des ressources allouées au système.
Des ressources en déclin
Il est essentiel de noter que, contrairement à l'optimisme affiché par Jean-Paul Delevoye, les ressources du système de retraite ne cessent de diminuer. En effet, elles représentaient 13,7 % du PIB en 2018, mais devraient chuter à un niveau compris entre 12,9 % et 13,5 % en 2025, selon les projections.
Un déficit explicite
Le rapport stipule que le déficit projeté n'est pas lié à une hausse des dépenses de retraite, qui demeurent stables. Il provient plutôt d'une réduction des ressources financières, notamment à cause de la baisse des contributions des entités publiques. Moins de fonctionnaires se traduit par moins de retraites versées et moins de cotisations collectées.
Les mesures à envisager
Face à cette situation, le gouvernement doit réagir. Les suggestions discutées incluent :
- Retarder l'âge minimum de départ à la retraite à 63 ans pour la génération 1963.
- Augmenter la durée de cotisation nécessaire pour obtenir le taux plein.
Les solutions envisagées ne s'arrêtent pas là. Le COR explore aussi la possibilité d'une moindre indexation des pensions liquide, ce qui pourrait entraîner une perte de pouvoir d'achat pour les retraités. Enfin, une augmentation des cotisations, qui passerait à environ 25,9 % des revenus d'activité bruts, pourrait également être sur la table.
Dans un contexte où la population de retraités augmente, l'équilibre du système de retraite s'annonce de plus en plus complexe à maintenir. Le gouvernement est maintenant confronté à des décisions cruciales pour l'avenir des pensions.







