Avec la hausse des prix du bois, de plus en plus de personnes envisagent de ramasser des morceaux de bois lors de leurs promenades en forêt. Mais cela est-il légal ? Éclaircissements sur cette pratique.
Le crépitement des flammes et la chaleur réconfortante d'un feu de cheminée sont des plaisirs incontournables de l'hiver, surtout en cette période où les coûts de l'énergie s'envolent. Cependant, cette tentation de ramasser du bois en forêt doit être tempérée par la connaissance des lois en vigueur.
Récupération du bois sur des propriétés privées
Il est important de savoir que la majorité des forêts en France appartiennent à des propriétaires privés. Selon l'Institut national de l'information géographique et forestière, environ 75 % des forêts métropolitaines sont des propriétés particulières. Par conséquent, cueillir ou ramasser du bois, même pour un usage personnel, y est interdit. L'article 547 du Code civil rappelle que tout bois trouvé sur une propriété privée appartient au propriétaire.
Restrictions concernant le bois mort
Dans le cas des forêts publiques, la règle est similaire. Le bois mort, souvent laissé au sol, joue un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité. Selon l'Office national des Forêts, « les débris végétaux au sol protègent les sols et facilitent la formation de l'humus, contribuant ainsi à leur enrichissement ». Ces éléments sont souvent laissés par les forestiers pour préserver l'écosystème forestier.
Se renseigner auprès des autorités locales
Dans certaines communes, il est possible pour les habitants de ramasser ou de couper du bois, mais cela nécessite une autorisation préalable de la mairie et le paiement d'une taxe. Cela se pratique notamment dans les villages ayant recours à l'affouage. Par exemple, la ville de Besançon a récemment relancé cette tradition après des abattages d'arbres malades. Les habitants pouvaient acquérir une stère de bois pour 20 euros.
Avertissements et sanctions
Il est capital de rappeler que le ramassage illégal de bois en forêt peut entraîner de lourdes amendes, allant jusqu'à 1 500 euros, selon les contraventions de 5e classe (article R163-1 du code forestier). Une bûche peut donc rapidement coûter cher.







