Le 1er décembre 2023 marque un tournant majeur avec l'abrogation du malus Agirc-Arrco, une décision prise dans le cadre de la récente réforme des retraites. Femme Actuelle vous informe sur les répercussions de cette suppression sur les pensions du secteur privé.
Chaque début de mois apporte son lot de changements, et décembre 2023 ne fait pas exception. Au programme : l'introduction d'une aide pour les victimes de violences conjugales, la fin du bonus vélo et le versement de la prime de Noël. Mais la grande nouvelle reste l'abolition du malus pour les cotisants de l'Agirc-Arrco, dont il convient de comprendre les ramifications.
Les effets de la suppression du malus Agirc-Arrco sur votre pension
Depuis le 1er décembre 2023, le malus a été supprimé, un dispositif introduit en 2019 qui pénalisait temporairement de 10% les retraites des personnes choisissant de partir à taux plein. Cette pénalité, appelée coefficient de solidarité, s'appliquait pendant trois ans après le départ à la retraite, incitant ainsi les travailleurs à prolonger leur carrière d'un an.
À présent, vu le nouveau report de l’âge légal de départ à la retraite, la décision d’abolir cette décote a été officialisée par les partenaires sociaux à la suite d’un accord signé le 11 octobre dernier.
Quelles conséquences découleront de l’abolition du malus ?
La suppression du coefficient de solidarité touche tous les futurs et actuels retraités du secteur privé. Cependant, les répercussions se manifesteront en deux phases :
- Nouveaux retraités : Ceux nés après le 1er septembre 1961, ou ceux nés avant mais n’ayant pas encore fait valoir leurs droits, ne subiront plus de malus dès le 1er décembre 2023.
- Retraités en place : Pour les personnes déjà à la retraite dont la pension est réduite de 10%, ce malus sera levé le 1er avril 2024.
D'autre part, le coefficient majorant, qui constitue un bonus pour ceux qui reportent leur départ de 2 à 4 ans, restera en vigueur, à condition que les assurés ne soient pas concernés par les modifications de la réforme.







