Au Brésil, les couples qui se séparent peuvent désormais partager la garde de leurs compagnons à quatre pattes. La loi adoptée le 1er avril prévoit que, sans accord amiable, un juge statuera sur la garde et la répartition des frais engagés.
Le parlement brésilien a adopté une loi historique le 1er avril, autorisant les ex-conjoints à partager la garde de leur animal de compagnie, comme l'a rapporté TF1 info. Cette initiative répond à l'augmentation des conflits juridiques concernant les animaux, que leurs propriétaires considèrent souvent comme des membres à part entière de la famille.
La législation, qui vise à assurer un équilibre dans la garde et les frais d'entretien de l'animal, stipule qu'un juge interviendra pour prendre sa décision. Cette loi s'applique spécifiquement aux animaux ayant passé la majorité de leur vie dans le foyer. Les précédents judiciaires, ainsi que les risques de violences domestiques, seront également pris en compte.
Une loi en réponse aux évolutions de la société
Les députés justifient cette mesure par la montée des disputes concernant la garde des animaux et l'évolution sociétale, marquée par une baisse de la natalité et une proximité accrue entre les humains et leurs animaux. "Ces animaux sont souvent considérés comme de véritables membres de la famille", notent-ils. Toutefois, la loi attend désormais d'être promulguée par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dont les récentes déclarations montrent une certaine ambivalence envers les animaux de compagnie : "Il faut les laver chaque semaine, les amener chez le vétérinaire... c'est une prise en otage de notre salaire", a-t-il exprimé.
Avec 160 millions d'animaux de compagnie pour 213 millions d'habitants selon l'institut Pet Brasil, le Brésil affiche une prévalence élevée des animaux, notamment des chiens. Aucune législation équivalente n'existe actuellement en France, ce qui soulève des interrogations sur la prise en compte juridique des animaux dans d'autres pays.







