La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, envisage d'imposer une taxe sur les retraités les plus fortunés afin de financer les soins aux personnes âgées. Quel seuil de revenus serait déterminant et quelles mesures sont envisagées ? Voici un aperçu des propositions.
Qui serait touché par cette nouvelle taxation ?
Selon les déclarations de la ministre, plusieurs taxes pourraient viser les retraités avec des pensions supérieures à 2000 ou 2500 euros, représentant environ 40 % de la population retraitée. Cette initiative pourrait générer entre 500 et 800 millions d'euros de recettes, comme l'explique Le Parisien.
Explorer l'augmentation de la CSG
Une des options les plus sérieuses sur la table est l'augmentation de la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Actuellement, cette contribution se décline en trois taux, appliqués en fonction des revenus. Pour compenser, le gouvernement pourrait envisager d'augmenter le taux maximal de 8,3 %, qui s'approcherait de celui des travailleurs, fixé à 9,1 %. Ce dernier taux s'applique à environ 4,6 millions de retraités ayant un revenu supérieur à 26 002 euros pour une personne seule.
Augmenter la Casa et revoir l'abattement fiscal
Une autre avenue envisagée est l'augmentation de la Contribution Additionnelle pour la Solidarité sur l'Autonomie (Casa), une charge qui s'applique uniquement aux retraités dont les revenus dépassent certains seuils. Parallèlement, la suppression de l'abattement fiscal de 10 % sur les frais professionnels, qui profite actuellement à tous les retraités, pourrait remettre en question un avantage fiscal historique. La perte de cet abattement pourrait entraîner une augmentation significative de la contribution fiscale pour les 20 % de retraités les plus riches, avec des montants supplémentaires allant de 700 à 800 euros par an, selon l'économiste Pierre Madec de l'OFCE.







