L'union des jeunes avocats de Bayonne s'engage ce mercredi contre le projet de réforme de la justice criminelle, présenté par le gouvernement. Le but de la loi S.U.R.E est d'accélérer les procédures en instaurant une forme de plaider coupable pour les affaires criminelles.
Dans un communiqué diffusé ce 1er avril, l'union a exprimé son mécontentement après avoir été informée des détails du projet de loi S.U.R.E et du communiqué de la FNUJA (Fédération nationale des unions de jeunes avocats) publié le 30 mars. À cette occasion, les avocats annoncent une mobilisation nationale prévue pour le 13 avril afin de faire entendre leur voix sur cette question cruciale.
attachement aux droits de la défense
Ce projet de loi, selon ses partisans, vise à élargir la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) aux crimes, avec comme objectif de réduire les délais des procédures pénales. "La loi S.U.R.E introduira une procédure de plaider-coupable pour les crimes, entraînant une diminution des peines encourues d’un tiers", précise le texte de la réforme.
Cependant, les jeunes avocats de Bayonne estiment que ce projet constitue une dégradation des droits de la défense ainsi qu'une restriction de la présence des parties civiles lors des audiences. Ils réaffirment leur attachement indéfectible aux droits de la défense, à l’équité du procès pénal et à une justice criminelle humaine. Des actions de mobilisation et de grève sont envisagées si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Comme l'affirme maître Dupont, avocat au barreau de Bayonne, "il est impératif de garantir une justice qui respecte les droits fondamentaux des individus, et non pas une justice expéditive qui pourrait mener à des erreurs judiciaires". Ces préoccupations sont également partagées par des organisations de défense des droits de l’homme, qui soulignent l’importance d’un procès équitable dans toute société démocratique.







