Après la fermeture administrative du Havana’s Club à Compiègne et du bar Le Purple à Beauvais, de nombreux habitants témoignent d’un quotidien perturbé par le bruit incessant, l’alcool et parfois des actes de violence. À Compiègne, Sylvie, 55 ans, partage son exaspération: « Le week-end, ce sont des hurlements en continu. On n’en dort pas ». Son récit évoque une soirée de Nouvel An marquée par des comportements délictueux, dont le jet de verres dans la rue, illustrant un sentiment de saturation.
La préfecture de l’Oise a pris cette mesure de fermeture le 31 mars 2026 en réponse à une accumulation d’incidents observés entre novembre 2024 et janvier 2026, allant des rixes aux comportements agressifs sur la voie publique. À proximité se trouve Alain, un commerçant, qui a lui aussi été témoin de ces débordements. Il évoque une agression à laquelle il a dû intervenir, soulignant l’intensité des problèmes quotidiens: « Ça empoisonne notre quotidien ».
Des récits révélateurs
À Beauvais, le bar Le Purple a également fait l’objet d’une fermeture temporaire, à cause de nuisances sonores récurrentes et de troubles de voisinage. Yasmine, une habitante du quartier, décrit une atmosphère devenue insupportable: « Du jeudi au dimanche, ça crie sous les fenêtres. J’ai une petite de 6 ans qui a le sommeil léger, c’était devenu invivable ». D’autres, comme Éléonore, étudiante, relativisent: « La fermeture me paraît un peu disproportionnée », affirmant ne jamais s’être sentie en danger malgré les tensions.
L'avis des autorités et policiers
Le syndicat Alliance Police nationale confie quant à lui que la situation relève d’un phénomène classique en centre-ville, caractérisé par des plaintes répétées et peu d’événements déclencheurs récents. Une source policière a exprimé vouloir « calmer le jeu et apaiser les tensions », mettant en lumière une cohabitation de plus en plus délicate entre les établissements nocturnes et les résidents.
D’après la municipalité de Compiègne, aucune plainte formelle n’a été enregistrée, bien que des incidents aient nécessité une intervention de la police. Le maire Philippe Marini a d’ailleurs annoncé qu’un autre établissement nocturne serait surveillé de près, des mesures de fermeture administrative étant envisagées en cas de nouveaux débordements.
Pour l’instant, aucune réponse des parties concernées n’est parvenue au Parisien, mais les riverains restent attentifs à l’évolution de la situation.







