Après une interruption touchante due au décès tragique d'un gendarme, les fouilles dans le « cimetière » d’Émile Louis, le tristement célèbre tueur en série, vont reprendre le 18 mai. Ces travaux, prévus sur la commune de Rouvray dans l'Yonne, devraient durer deux semaines, comme l’a confirmé la procureure d’Auxerre, Marie-Denise Pichonnier. Selon Didier Seban, avocat de l’Association de défense des handicapées de l’Yonne, cette nouvelle campagne fait suite à la « demande très forte des familles des victimes ».
Surnommé le « boucher de l’Yonne », Émile Louis a été condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols et assassinats de sept jeunes femmes disparues entre 1975 et 1979. Décédé en 2013 à l'âge de 79 ans, il avait usé de sa position d'ancien chauffeur de car pour piéger ses victimes, toutes des jeunes femmes handicapées sous la protection de l’assistance publique.
Seules deux victimes identifiées
Le bois de Rouvray est le site dévasté où Émile Louis a assuré avoir enterré ses victimes. À ce jour, seulement deux des sept victimes identifiées ont été retrouvées, et un crâne d’une huitième victime potentielle a été découvert fin 2018. Lors des fouilles conduites à l'automne dernier, plusieurs objets, dont une semelle de chaussure et des morceaux de textile, avaient été découverts, ce qui avait ravivé l'espoir des familles. Ces dernières avaient alors insisté pour une nouvelle campagne de fouilles malgré les coûts associés.
En mai 2025, des retrouvailles sur le terrain avaient déjà débuté, mais avaient rapidement été stoppées suite à la mort tragique d'un gendarme impliqué. À l’époque, deux chaussures et un vélo, possiblement de femme, avaient été récupérés, mais le parquet s'était montré circonspect quant à la valeur probante de ces éléments pour l'enquête. Malgré ces obstacles, Didier Seban a exprimé un sentiment positif à l’approche des nouvelles fouilles : « Je ne doute pas que nous découvrirons de nouvelles informations significatives. »







