Le bois de Rouvray, dans l’Yonne, a été le théâtre tragique des agissements d’Émile Louis, qui a affirmé avoir enterré de nombreuses jeunes femmes, toutes handicapées et pupilles de l’assistance publique.
Après une interruption l’an dernier due à un accident sur le site, les recherches vont reprendre le 18 mai, selon le parquet d'Auxerre. Ce nouvel épisode des fouilles, qui est prévu pour durer deux semaines, a été confirmé par la procureure Marie-Denise Pichonnier dans un communiqué à l'AFP.
Ces investigations s’inscrivent dans un contexte de demande pressante des familles des victimes. Me Didier Seban, représentant l’Association de défense des handicapées de l’Yonne, a affirmé à l'AFP : « Les familles ont exprimé un besoin intense de réponses et de vérité ». La mobilisation autour de ces fouilles témoigne d'un soutien communautaire fort, cependant, les ressources nécessaires encouragent une réflexion sur la problématique du coût de ces campagnes.
Le "boucher de l'Yonne", comme il est surnommé, avait été condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols et les assassinats de sept jeunes femmes disparues entre 1975 et 1979. Il était décédé en 2013, laissant derrière lui une communauté encore en quête de justice.
Lors des précédentes fouilles, réalisées à l'automne 2024, des indices avaient déjà été découverts, notamment une semelle de chaussure à talon et deux pièces de textile. Ces trouvailles avaient redonné espoir aux parties civiles, pourtant il faut demeurer prudent quant à leur pertinence pour le dossier. D'autres objets, tels que deux chaussures et un vélo, avaient également été retrouvés, mais leur valeur pour l'enquête reste à évaluer.
Cette nouvelle campagne de fouilles constitue une chance supplémentaire de mettre la lumière sur des mystères non résolus. Des experts, comme Me Seban, croient fermement que « nous allons découvrir de nouvelles choses ». En effet, le besoin de vérité sur les disparitions dans l’Yonne est plus pressant que jamais.







