Cette semaine, un réseau de trafiquants particulièrement organisé a été mis à mal, après près de deux ans d'investigation menée par le parquet de Dijon et la gendarmerie. Sept suspects sont présentés ce jeudi à un juge d'instruction de Dijon, en vue de leur mise en examen.
Une équipe structurée dans la production et la distribution de drogue
Le 4 mai, sept personnes, dont six hommes et une femme âgées de 21 à 36 ans, ont été arrêtées dans la région de Dijon. Accusés d’organiser la production, la vente en ligne et la distribution de stupéfiants, ces trafiquants ont attiré l’attention des autorités lors d'une enquête initialement ouverte en 2024 par le procureur de la République de Marseille, avant d'être reprise par le parquet de Dijon en 2025.
Durant leur garde à vue, les suspects ont été identifiés comme occupant divers rôles au sein de l'opération : responsables de production, coordinateur, préparateur de commandes, et même un manager logistique et financier, rappelant le fonctionnement d'une petite industrie.
Ce réseau a généré un chiffre d'affaires d'environ 1,5 millions d'euros grâce à une boutique en ligne nommée "Doraemon". Les compétences organisationnelles étaient telles qu'une machine industrielle de compactage a été retrouvée, capable de produire 13.000 comprimés d'ecstasy par heure.
Un réseau largement opérationnel sur le territoire
Selon un communiqué de la gendarmerie, la drogue était conditionnée en petites ou moyennes quantités, pouvant aller jusqu'à 2 kg, et distribuée sur tout le territoire national, y compris des destinations lointaines comme Dubaï et l'Australie. Les enquêteurs estiment qu’au moins 2.000 commandes ont été passées en seulement sept mois.
Au cours des perquisitions, les autorités ont également saisi des sommes considérables : 78.000 euros en espèces, 20.000 euros en cryptomonnaie, et plus de 200 kg de drogues, le tout évalué à 2,2 millions d'euros.
Une mobilisation impressionnante pour cette opération judiciaire
L’opération a mobilisé pas moins d'une centaine de gendarmes, soutenus par des agents du GIGN et des groupes spécialisés de la Côte-d'Or et de l'Yonne. Cette affaire souligne la détermination des forces de l'ordre face à la montée du trafic de drogues en France, un phénomène qui nécessite des ressources significatives pour l'éradiquer.







