Le 4 mai 2026, les gendarmes de Marseille ont mis fin à une opération de trafic de stupéfiants entièrement orchestrée en ligne. Sept individus ont été interpellés, soupçonnés de fabriquer et de vendre une large gamme de drogues comme la cocaïne, le LSD et l'ecstasy. Ce réseau, particulièrement ciblé sur une clientèle jeune, promouvait ses produits via une plateforme soignée sur le darknet, nommée "Doraemon", et un groupe de messagerie sur Telegram.
Une stratégie marketing audacieuse
La boutique en ligne était habillée de couleurs vives et promettait des "analyses qualité" à ses clients. Les produits étaient vendus à petit prix, avec un budget d’entrée de 10 euros, rendant l'accès à ces substances encore plus tentant pour les jeunes adultes. Au-delà de la vente, la livraison s'effectuait discrètement via des consignes automatiques, une méthode peu différente de celle utilisée pour l'achat de vêtements.
Une opération coordonnée par les gendarmes
Ce coup de filet a été mené par environ une centaine de gendarmes incluant des membres du GIGN, témoignant de la dangerosité et de l'organisation sophistiquée du réseau. La gendarmerie a révélé que des dirigeants se trouvaient à l’étranger, tandis qu'une hiérarchie locale, basée à Dijon, orchestrait les opérations de production et de distribution des stupéfiants.
Des saisies spectaculaires
Les perquisitions ont conduit à la saisie de plus de 203 kg de drogues, d'une machine à compacter l’ecstasy, ainsi que de 78 000 euros en espèces. Les enquêteurs ont estimé un chiffre d’affaires de 1,5 million d'euros sur les sept derniers mois, avec plus de 2 000 commandes traitées.
Le dossier a suscité un intérêt considérable, notant que le procureur de la République de Marseille avait initialement ouvert une enquête avant de transférer le dossier au parquet de Dijon en raison de la localisation des trafiquants. Alors que l'enquête se poursuit, ces événements soulignent l'importance d'une vigilance accrue face aux nouveaux modes de trafic de drogues.







