Lors d'un procès bouleversant à Besançon, un homme de 43 ans, ressortissant algérien, a été condamné à 15 ans de prison pour avoir poignardé sa femme à quatre reprises devant l'école de leurs filles à Montbéliard. Ce délit a eu lieu en juillet 2023 et a été qualifié de féminicide par le tribunal.
Le verdict a été rendu à l'issue d'une audience marquée par le silence de l'accusé, qui n'a pas réussi à convaincre la cour avec sa défense, restée confidentielle et jugée peu crédible. Les circonstances tragiques ont été décrites par l’avocat général, Paul Eoudard Lallois, qui a affirmé que cette attaque était préméditée et motivée par des menaces répétées et un harcèlement constant dont la victime avait été la cible, suite à sa demande de divorce.
Selon des informations de Le Monde, l'accusé aurait envoyé près de 3700 textos à son épouse dans les mois précédant l'attaque. L’audience a révélé que la victime avait perdu presque deux litres de sang à cause des blessures infligées, et les secours ont joué un rôle déterminant dans sa survie.
Tout au long du procès, le comportement de l'accusé a soulevé des interrogations, notamment son incapacité à se défendre ou à fournir des explications, son avocat plaidant qu'il avait choisi le silence en raison d'une instruction à charge. De nombreux experts s'accordent à dire que ce cas illustre tragiquement le péril auquel font face de nombreuses femmes victimes de violence domestique.
La cour a finalement décidé d'imposer une peine de 15 ans de réclusion criminelle, assortie d'une interdiction définitive de séjour en France et d'un retrait total de l'autorité parentale sur leurs deux filles. La victime, en larmes, a exprimé son soulagement après le verdict, soulignant que cette décision pourrait marquer un tournant dans sa vie et celle de ses enfants.







