Lundi 1er juin 2026, un adolescent de 16 ans a été appréhendé par les gendarmes du Doubs après qu'une vidéo choquante de torture de chatons a circulé sur les réseaux sociaux. Les images, où l'on voit des animaux subissant des actes cruels, ont provoqué une onde de choc chez les internautes, suscitant une enquête populaire.
Une minute d'horreur, où des chatons sont montrés dans des situations insoutenables, accompagnée des rires du jeune homme, a été partagée sur Snapchat durant le week-end du 30 au 31 mai, accumulant des millions de vues à travers la France et au-delà.
Le même jour, les autorités ont arrêté le jeune, selon un rapport du L’Est Républicain. Cependant, l'absence d'information sur son arrestation a créé un climat de peur, entraînant la fausse accusation d'un Savoyard de 19 ans, cible de doxing.
Ampleur européenne
Plus de cent personnes ont partagé les coordonnées du jeune homme accusé à tort, provoquant des menaces de mort qui proviennent maintenant de toute l’Europe, a déclaré sa famille au Dauphiné Libéré.
Dans une entrevue accordée à la presse locale, la mère de Quentin Laby, victime de cette erreur, a relaté le désastre qui a frappé leur famille. "Tout a commencé ce lundi soir. En l’espace de quinze minutes, j’ai reçu des appels alarmants de mon frère et d’amis, m'informant que le nom de mon fils circulait sur Snapchat et TikTok", a-t-elle expliqué.
Menaces de mort
Le climat d'angoisse s'est intensifié, avec l'entourage du jeune homme recevant quotidiennement des menaces violentes. "Nous avons été contactés au moins 300 fois", a ajouté la mère, visiblement en détresse. "On va venir vous cramer, toi et tes parents, dans votre maison de merde", a lancé une certaine internaute au téléphone.
Les forces de l'ordre ont prévenu la famille d’un groupuscule s’organisant avec l’intention de se rendre à Chambéry pour leur faire du mal et filmer l'incident. "Nous envisageons de déplacer nos enfants pour assurer leur sécurité. Mais nous craignons pour nos vies à cause de cette désinformation", a réagi le beau-père, visiblement inquiet.
Délits punis
La gendarmerie et le service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Chambéry sont déjà mobilisés pour traiter cette affaire. Les autorités rappellent que l'injure sur internet peut entraîner des amendes allant jusqu'à 12 000 euros, tandis que la dénonciation calomnieuse peut conduire à 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende. De son côté, le véritable auteur de la vidéo sera jugé en juin prochain devant le juge des enfants.







