Mardi, des leaders syndicaux de plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Inde, l'Argentine et l'Italie, se sont exprimés depuis le congrès de la CGT, appelant à l'unité pour faire face à l'extrême droite. Lors de son discours d'ouverture, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a fait remarquer que "jamais depuis 1945, l’extrême droite n’a eu un tel pouvoir dans tant de pays", ajoutant qu’elle parvient au pouvoir grâce à l’appui du capital.
Ce meeting, intitulé "L’Internationale ouvrière contre l’extrême droite", a permis d’explorer des stratégies de résistance. Sophie Binet a déclaré : "Face à l’Internationale de la haine, nous construisons l’Internationale du monde du travail".
Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale, a mis en garde contre la progression de la haine à l’échelle mondiale, soulignant que les syndicats sont attaqués pour leur rôle en tant que contre-pouvoir démocratique. "Pour contrer l’extrême droite, il est crucial d’asseoir l’unité de toute la classe ouvrière", a-t-il insisté.
Le syndicaliste argentin Roberto Baradel a également souligné que "l’extrême droite aspire à un monde sans syndicats". De son côté, Esther Lynch, de la Confédération européenne des syndicats, a déclaré que les travailleurs ont des revendications similaires dans le monde entier, insistant sur le fait que "l’extrême droite prospère en divisant ainsi que par le soutien du centre-droit en Europe, qui cherche à démanteler les protections des travailleurs".
Antonio Lisboa, du syndicat CUT au Brésil, a ajouté qu'"il est impératif d'établir des alliances solides avec la société civile, notamment avec la jeunesse, pour combattre le néofascisme".
Enfin, Nick Allen, représentant du syndicat américain SEIU, a cité l'exemple d'une mobilisation citoyenne à Minneapolis contre la police de l'immigration (ICE), où une alliance structurée a suscité un réel changement.







