Le 31 mars, Shelly Kittleson, une journaliste américaine reconnue pour sa couverture du Moyen-Orient, a été kidnappée à Bagdad par un groupe présumé pro-iranien, selon des déclarations officielles de Washington. Cet incident survient dans un contexte de tensions croissantes suite à des frappes israélo-américaines contre l'Iran.
Dans un message publié sur X, Dylan Johnson, secrétaire d'État adjoint aux affaires publiques, a précisé qu'un individu lié à la milice Kataëb Hezbollah, soupçonnée d'être impliquée dans l'enlèvement, avait été arrêté par les autorités locales. « Les efforts continuent pour assurer sa libération dans les plus brefs délais », a-t-il affirmé.
Le département d'État a cité avoir mis en garde Kittleson à plusieurs reprises à propos des menaces potentielles contre elle. Un responsable américain a indiqué qu'elle avait été avertie des dangers liés à sa sécurité, même la nuit précédant son enlèvement.
Les tensions parachèvent l'atmosphère dans des régions déjà instables, et le ministère de l'Intérieur irakien a également signalé à la presse l'enlèvement d'« une journaliste étrangère par des individus non identifiés », en assurant que les forces de sécurité s'évertuaient à garantir sa libération.
Shelly Kittleson, spécialiste du Moyen-Orient
Reconnaissant l'urgence de cette situation, al-Monitor, un site d'information où Kittleson contribue, a appelé à sa « libération immédiate ». Parallèlement, Reporters Sans Frontières (RSF) a exprimé de vives inquiétudes concernant le kidnapping et a rappelé que Kittleson était bien familiarisée avec le pays.
Selon l'International Women’s Media Foundation, Kittleson est une « journaliste reconnue » spécialisée dans les problématiques du Moyen-Orient, et est basée à Rome. Les autorités irakiennes ont déployé une opération pour retrouver les ravisseurs, après avoir reçu des informations concernant son enlèvement.
Des détails supplémentaires révèlent qu'une poursuite a abouti à l'arrestation d'un suspect et à la récupération d’un véhicule utilisé par les ravisseurs. « Nos efforts se poursuivent pour appréhender les autres complices et garantir la libération de la journaliste », a affirmé le ministère.
Il est à noter qu'après des années de violence, le nombre d'enlèvements à Bagdad avait diminué. Cependant, la ville reste fragile : en 2023, l'universitaire israélo-russe Elizabeth Tsourkov avait également été enlevée et a passé deux ans en captivité avant sa libération.







