Mercredi, Donald Trump a déclaré que le président iranien, Massoud Pezeshkian, réclamait un cessez-le-feu dans le conflit actuel. Cependant, Trump a précisé qu'il n'envisagerait aucune trêve tant que le détroit d'Ormuz, une voie stratégique pour le pétrole, ne serait pas réouvert. Ce passage maritime, vital pour l'économie mondiale, est un enjeu majeur dans le contexte actuel.
Le gouvernement iranien a rapidement démenti ces allégations, les qualifiant de "fausses et dénuées de fondement", comme l'a rapporté Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, ce mercredi sur la télévision d'État.
Les déclarations de Trump s'inscrivent dans une séquence de discours oscillant entre promesses de négociations et menaces. Dans un post sur son réseau Truth Social, il a exprimé l'idée que la guerre pourrait se terminer d'ici "deux à trois semaines", mais a immédiatement suivi en conditionnant tout cessez-le-feu à la réouverture du détroit d'Ormuz.
Les tensions se sont intensifiées depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont entraîné des milliers de pertes. Depuis, l'Iran a intensifié ses frappes sur des cibles au Moyen-Orient, et des bombardements israéliens ont également fait de nombreuses victimes.
Le blocage du détroit d'Ormuz a déjà provoqué une hausse significative des prix du pétrole, alimentant des craintes d'inflation durable. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé qu'ils maintiendraient le passage fermé aux "ennemis" de la République islamique, rejetant ainsi les demandes de Trump.
Alors que les marchés européens ont montré des signes d'optimisme avec une légère hausse ces derniers jours, le baril de pétrole Brent reste supérieur à 100 dollars, laissant entrevoir des répercussions économiques mondiales encore plus sévères. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a averti que les mois à venir pourraient être difficiles en raison de la crise énergétique causée par le conflit.
Dans un climat de résistance, des milliers d'Iraniens ont participé aux funérailles du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, tué par des frappes israéliennes. "Nous résisterons jusqu'au bout", a déclaré un retraité de 57 ans, reprenant le sentiment d'une large frange de la population.
Israël, de son côté, continue de mener des opérations en Iran et dans le Liban voisin, où de récentes frappes ont causé des pertes supplémentaires chez le Hezbollah. Selon le ministère de la Santé libanais, le bilan des attaques israéliennes se chiffre à plus de 1 300 morts depuis le début des hostilités.
"La campagne n'est pas terminée", a insisté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, soulignant ainsi l'incertitude qui plane sur la région alors que les tensions atteignent un niveau sans précédent.







