Mercredi, vêtus de leurs combinaisons orange marquées de bleu, les astronautes américains Victor Glover, Christina Koch, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen ont pris place dans la fusée SLS au légendaire Centre spatial Kennedy en Floride, marquant le retour tant attendu des humains vers la Lune après plus d'un demi-siècle. Ce lancement est programmé entre 18H24 et 20H24 heures locales (22H24 à 0H24 GMT jeudi).
Cette fusée immense, encore jamais testée avec des astronautes à bord, s'apprête à embarquer pour une mission de dix jours autour de notre satellite naturel, semblable à la célèbre Apollo 8 qui avait fait le tour de la Lune en 1968. Ce voyage représente un passage clé dans le programme Artémis, qui a été conçu pour favoriser la coopération internationale.
Lors de l'événement, Donald Trump a exprimé son enthousiasme, déclarant : "L'Amérique repart sur la Lune!" en soulignant la domination américaine dans l'espace. Pourtant, le programme Artémis aspire également à refléter une nouvelle réalité, avec un équipage d'une diversité sans précédent, comprenant pour la première fois une femme, un homme noir et un Canadien.
Avec environ 400.000 spectateurs attendus sur place, le monde entier est tourné vers ce moment historique. Les prévisions météorologiques indiquent 80% de chances d'un lancement réussi. Le remplissage des réservoirs de millions de litres de carburant a été effectué sans incident, augmentant l'excitation autour de cet événement.
Cependant, des retards sont toujours possibles, et le lancement peut être reporté à une date ultérieure, jusqu'au 6 avril. Si tout se passe comme prévu, les astronautes effectueront d'abord des vérifications autour de la Terre avant de prendre leur envol vers la Lune, un voyage qui devrait durer plus de trois jours.
Cette mission représente le début d'une nouvelle ère d'exploration spatiale, sur fond de rivalité croissante avec la Chine, qui prévoit de se poser sur la Lune d'ici 2030. Les implications géopolitiques et scientifiques de cette aventure sont nombreuses. "Nous prouvons que l'humanité peut encore relever des défis difficiles", a affirmé Joshua Kutryk, astronaute canadien, alors que le sénateur et ancien astronaute Mark Kelly a mis en exergue le message positif que cette mission envoie à l'humanité.
La NASA compte également sur cette entreprise pour raviver l'intérêt du public pour l'exploration spatiale, un domaine dont l'attrait a diminué depuis l'ère Apollo. Le patron de la NASA, Jared Isaacman, a intégré un message d'espoir, en prédisant que la culture astronautique retrouverait son apogée, notamment avec plus d'enfants se déguisant en astronautes lors des prochaines célébrations d'Halloween.







