Donald Trump a exprimé dimanche son mécontentement envers l'Iran, en proférant des menaces contre ses infrastructures essentielles. Cette déclaration intervient après le sauvetage réussi d'un aviateur américain sur le sol iranien, un événement qu'il a qualifié de "miraculeux".
Alors que le conflit s'intensifie au Moyen-Orient, Israël a également pris des mesures provocatrices. Un missile iranien ayant atteint Haïfa a causé des blessures et des disparitions, illustrant la montée des tensions dans la région.
Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a mis en garde contre des frappes ciblées sur les centrales énergétiques et les ponts iraniens. "Ouvrez le détroit d'Ormuz maintenant, ou vous serez confrontés à des conséquences terribles!", a-t-il écrit, ajoutant de manière provocante : "Gloire à Allah".
Alors qu'un ultimatum avait été donné jusqu'à lundi, Trump a choisi de le prolonger de 24 heures, décalant l'échéance à mardi. Cela dit, dans des médias américains, il a également laissé entendre qu'un accord avec l'Iran était peut-être envisageable, tout en n'excluant pas une intervention militaire.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi en affirmant que "notre région sera en feu si les États-Unis continuent de suivre les directives de Netanyahu". Dans un contexte diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé les États-Unis à abandonner leurs ultimatums pour faciliter un retour aux négociations.
L'ambassade d'Oman cherche à encourager les discussions entre Téhéran et Washington sur une réouverture du détroit d'Ormuz, un axe crucial pour le passage du pétrole mondial. Toutefois, l'analyste en sécurité Danny Citrinowicz reste pessimiste, notant que l'ultimatum de Trump a piégé le président américain dans un dilemme difficile. Il recommande de prendre en compte les critiques de l'analyste sur la situation actuelle, affirmant que la chance d'un accord résiduel entre les deux nations est minime.
En parallèle, la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz impacte le prix du pétrole, poussant la Russie et d'autres membres de l'Opep+ à augmenter leurs quotas de production. Cependant, ils ont averti que la réparation des installations énergétiques endommagées serait lente et onéreuse.
En ce jour de Pâques, des appels à la paix ont retenti de différentes parties, y compris du pape Léon XIV, qui a exhorté les dirigeants à privilégier le dialogue plutôt que l'escalade.
L'aviateur américain, dont le sort était très incertain après que son F-15E a été abattu par l'Iran, a été sauvé après une fuite audacieuse dans les montagnes iraniennes, une information corroborée par le site Axios.
Dans le nord-ouest de l'Iran, cinq membres des Gardiens de la Révolution ont été tués lors de frappes. Pendant ce temps, les citoyens de Téhéran continuent de vivre leur quotidien, partageant des moments de légèreté dans les parcs, malgré le climat de guerre qui pèse sur le pays.
Une graphiste de 38 ans, interrogée sous couvert d'anonymat, a exprimé son désespoir face à la situation : "Je regrette de ne pas avoir quitté le pays, tout semble trop dangereux maintenant". La population iranienne fait face à des coupures d'internet, et selon l'ONG Netblocks, la durée de la coupure actuelle est un record mondial de 37 jours.
Les répercussions de la guerre affectent également les pays voisins. En Israël, plusieurs frappes ont fait des victimes et accru les tensions dans la région. Le chef d'état-major israélien a promis d'intensifier les opérations contre le Hezbollah, dans un climat d'incertitude croissante.







