Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a réaffirmé sa position dimanche en menaçant l'Iran de frappes sur ses infrastructures, en particulier ses centrales énergétiques et ses ponts, si le détroit d'Ormuz n'était pas réouvert. Ce passage maritime stratégique, par lequel transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur d'une escalade verbale entre les États-Unis et l'Iran.
À moins de 24 heures de l'échéance de son ultimatum, fixée au 5 avril à 20 heures, Trump a exprimé son irritation : 'Ouvrez le putain de détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer – vous allez voir', a-t-il écrit, ajoutant une phrase provocatrice : 'Gloire à Allah'. Le ton alarmant de son message s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes, alimentées par un ultimatum donné dix jours plus tôt.
En réponse, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a déclaré sur X que 'vos actions imprudentes entraînent les États-Unis dans un véritable enfer pour chaque famille.' Il a également mis en exergue la collaboration entre les États-Unis et Israël, mettant en garde que toute l région pourrait être touchée par ces actions belliqueuses. 'La véritable solution réside dans le respect des droits du peuple iranien et la fin de ce jeu dangereux', a-t-il affirmé, soulignant l'importance d'un dialogue pacifique.
Malgré son discours enflé, Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait y avoir 'de bonnes chances' d'atteindre un accord avec Téhéran, lors d'un entretien avec un journaliste de Fox News. Cette position ambivalente soulève des questions quant aux véritables intentions de l'administration américaine face à la crise grandissante dans la région, selon des analystes consultés par France 24.







