Téhéran annonce avoir neutralisé un drone Wing Loong II, pointant du doigt les possibles complicités de l'Arabie saoudite ou des Émirats arabes dans le contexte des tensions israélo-américaines. Au centre de cette polémique, ce drone d’attaque de fabrication chinoise a été abattu près de Shiraz. Selon le média Defense Express, ce reportage suggère que l’appareil, initialement identifié comme un MQ-9 Reaper américain, verrait finalement son attribution modifiée en faveur du modèle chinois conçu par Chengdu Aircraft Industry Group.
La multiplication des drones de reconnaissance et de frappe dans la région pourrait indiquer que d'autres acteurs nationaux s'immiscent dans ce conflit. Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, reconnus pour posséder ces appareils de précision, sont ainsi sous l'œil attentif de Téhéran qui a demandé des comptes. Esmail Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a partagé des images de l’épave sur les réseaux sociaux, évoquant une “complicité active” dans ce qu’il considère comme une agression directe contre l’Iran.
Les Émirats arabes unis responsables ?
Il convient de mentionner qu'à proximité de Shiraz se trouvent des installations clés pour la production de missiles balistiques iraniens, ce qui pousse à croire que le drone pourrait avoir été déployé pour cibler ces installations. Defense Express souligne que malgré des attaques incessantes, l’Arabie saoudite demeure plutôt neutre, se contentant de contrer les menaces. À l’opposé, les Émirats, ayant subi des pertes significatives dues aux frappes iraniennes, n'ont pas hésité à revendiquer leur droit à des représailles.
Le Wing Loong II, équivalent chinois du MQ-9 Reaper, se distingue par son envergure de 20,5 mètres et une autonomie de 32 heures, capable de transporter jusqu’à 480 kg de munitions, ce qui le place comme un acteur redoutable dans le ciel de la région. Alors que les tensions montent, la question de l’implication de pays tiers dans cette guerre s’avère plus que jamais d’actualité.







