Le président américain promet au pays des conséquences catastrophiques si un accord de paix n'est pas atteint.
Jamais avare de déclarations frappantes, Donald Trump a franchi un cap avec ses récentes menaces à l'encontre de l'Iran, exacerbant les inquiétudes sur sa santé mentale. Dans un message publié sur Truth Social, il a affirmé : « Ouvrez le putain de Détroit, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR ! »
Lors d'un autre post, il a averti : « Une civilisation entière va mourir ce soir ». Ses menaces de réduire l’Iran « à l’Âge de pierre » ont également fait l’objet de vives critiques. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a commenté ces propos en déclarant : « Le président est le seul à savoir où nous en sommes ». Alors que pour ses partisans, ces déclarations relèvent d'une stratégie de déstabilisation, beaucoup y voient un signe de confusion mentale.
« Le temps est venu de dire non »
Les critiques de Trump s'inquiètent de son état psychologique. Le sénateur démocrate Jack Reed a déclaré : « Il semble avoir perdu le contrôle », tandis qu'Alexandria Ocasio-Cortez a dénoncé un effondrement des facultés mentales du président.
Le commentateur politique Tucker Carlson a quant à lui exhorté ses collègues à « dire non » au président, tandis que l’ancienne élue Marjorie Taylor Greene, autrefois proche du président, a plaidé pour une application du 25e amendement, permettant de destituer un président jugé incapable.
Violence extrême et contradictions
Les propos extrêmes de Trump vont souvent de pair avec des déclarations contradictoires. Dans un même souffle, il menace de détruire l'Iran et évoque un possible compromis diplomatique, tout en ajoutant : « Que Dieu bénisse le grand peuple d'Iran ».
Sur le « détroit d'Ormuz », Trump a récemment insisté sur son indifférence quant à son sort, tout en fixant maintenant des ultimatums pour des résultats en matière de négociation. Un fonctionnaire anonyme cité par Axios l’a qualifié de « chien enragé », illustrant la tournure de plus en plus brutale de sa rhétorique.
Mélange des genres
Ce mélange de vulgarité et de confusion est flagrant. Dans une récente vidéo diffusée sans le vouloir par la Maison-Blanche, Trump se moquait d'Emmanuel et Brigitte Macron, en insinuant que le président français était faible. En parallèle, il a semblé se comparer à Jésus-Christ lors d'un événement religieux.
Ce comportement au-delà des normes politiques dans un contexte de tensions militaires accroît un sentiment d'angoisse dans un pays où le déclin de l’ancien président Joe Biden est également préoccupant. Pendant un événement de Pâques, Trump a, avec un ton triomphant, minimisé la force de l'Iran, tout en mêlant la guerre à des discours sur des projets architecturaux pour la Maison Blanche.







