Le président américain, qui avait averti mardi qu'il était prêt à "anéantir la civilisation iranienne", a finalement décidé de retarder son ultimatum envers Téhéran. Cette révision est conditionnée à la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel au commerce maritime mondial.
A quelques heures de l'échéance de son ultimatum, le 7 avril, Donald Trump a annoncé sa volonté de suspendre les frappes militaires contre l'Iran pendant deux semaines, à condition que Téhéran autorise une "ouverture complète" du détroit d'Ormuz. Dans ses propres mots partagés sur Truth Social : "J'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pendant deux semaines".
Ce revirement découle de négociations intenses, notamment avec des médiateurs pakistanais, comme l'indique le président américain dans son post. "Sous réserve que la République islamique d'Iran ouvre le détroit d'Ormuz de manière immédiate et sécurisée, je suis disposé à une trêve réciproque", a-t-il précisé.
Trump a également évoqué une "proposition en dix points de l'Iran", présentée comme une base solide pour des négociations futures. Selon ses dires, les discussions entre les deux nations sont "très avancées" et la quasi-totalité des divergences antérieures a trouvé solution. Une période de deux semaines serait alors nécessaire pour peaufiner et finaliser les termes d'un accord de "paix durable", a souligné le président américain.
Les analystes politiques suivent de près ces développements. Jean-Pierre Filiu, spécialiste des relations internationales, a commenté : "Ce geste de Trump pourrait marquer un tournant dans la diplomatie américaine au Moyen-Orient, mais la vigilance reste de mise, car des tensions persistent". Cette situation est davantage susceptible d'évoluer, alors que les enjeux restent très élevés.







