Le leader nord-coréen Kim Jong-un a récemment réaffirmé le soutien indéfectible de Pyongyang à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, s'engageant à apporter son aide dans ce qu'il qualifie de « guerre sacrée ». Ces déclarations ont été rapportées par les médias d'État lundi dernier.
Ce renforcement des liens entre Pyongyang et Moscou survient à un moment où plusieurs dignitaires russes, dont le ministre de la Défense Andreï Belooussov, ont effectué des visites à Pyongyang. Cette dynamique illustre une coopération militaire croissante entre les deux pays, comme le souligne Le Monde, ajoutant que la Corée du Nord a envoyé des missiles et provisions pour soutenir l'effort russe.
En réponse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé la Russie pour « terrorisme nucléaire » lors d'une commémoration du 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl, avertissant que l'escalade des violences pourrait mener à une catastrophe de grande envergure. Selon Zelensky, la communauté internationale doit agir pour empêcher la prolifération de telles menaces.
Des analystes estiment que le soutien de la Corée du Nord à la Russie pourrait avoir des ramifications importantes dans le paysage géopolitique actuel. François Heisbourg, expert en sécurité international, note que « cette alliance pourrait exacerber les tensions mondiales ». D'autres observateurs soulignent que les tensions entre la Russie et l'Ukraine, déjà dévastatrices, se voient complices par ces alliances inattendues.
Le contexte reste alarmant alors que les États-Unis, dont l'attention est désormais portée vers le Moyen-Orient, semblent moins enclins à intervenir dans ce conflit qui dure depuis plus de quatre ans.







