Un projet prometteur visant à mettre un terme au conflit entre l'Iran et les États-Unis a été récemment proposé par Téhéran, qui a transmis son plan en 14 points à Washington. Alors que la fin des hostilités est toujours en suspens depuis le cessez-le-feu initié début avril, l'optimisme demeure limité. Donald Trump lui-même a souligné qu'il y a peu d'espoir de voir ce plan aboutir, tout en laissant entrevoir la possibilité de nouvelles opérations militaires.
Au cœur des tensions, en mer d'Oman près du détroit d'Ormuz, un nouvel épisode du face-à-face entre l'Iran et les États-Unis s'est récemment produit. Les forces américaines ont intercepté un porte-conteneurs se dirigeant vers des ports iraniens. Malgré ces tensions, Téhéran a fait savoir qu'il était prêt à discuter des termes de la paix avec Trump, en soutenant que négocier est normal, mais que l'Iran n'acceptera aucune demande dictée par la menace. Les propos de Gholamhossein Mohseni Ejei, le chef du pouvoir judiciaire iranien, révèlent cette détermination : "Négocier est quelque chose de normal, mais ça ne veut pas dire accepter leur diktat".
Ce plan complexe inclut un certain nombre de demandes essentielles : la fin du blocus des ports iraniens, la libération des avoirs gelés, des réparations pour les dommages causés, la levée des sanctions ainsi que la cessation des hostilités, y compris au Liban.
La réponse de Donald Trump
Sur ses réseaux sociaux, Donald Trump a fait part de son scepticisme quant à ce plan. "Je vais bientôt étudier un plan que l'Iran vient de nous transmettre, mais je ne peux m'imaginer qu'il soit acceptable parce qu'ils n'ont pas encore payé un prix suffisant pour ce qu'ils ont fait à l'humanité et au monde depuis 47 ans." Dans cette atmosphère de défi, le président américain n'écarte pas la possibilité d'une reprise des frappes, en déclarant que "s'ils se comportent mal, s'ils font quelque chose de mal, on verra bien. Mais c'est une possibilité qui pourrait bien se présenter".
En réponse, les Gardiens de la Révolution ont publié un communiqué affirmant que les États-Unis n'ont d'autre choix qu'entre une opération difficilement réalisable ou un mauvais compromis. Ce climat de tension soulève de multiples interrogations sur l'avenir des relations entre l'Iran et les États-Unis, alors que l'espoir d'une résolution pacifique semble encore très éloigné.







