Alors que le président Vladimir Poutine est attendu en Chine cette semaine, le ministère russe de la Défense a annoncé le lancement d'exercices militaires de grande ampleur axés sur la préparation et l'utilisation des armes nucléaires.
Ces manœuvres, qui s'étalent sur trois jours, mobilisent plus de 65 000 militaires et impliquent des milliers d'équipements, y compris plus de 200 lanceurs de missiles. Des forces aéronavales, allant des avions aux sous-marins nucléaires, prendront également part à ces opérations, selon des informations relayées par Le Parisien.
À la lumière de l'offensive russe en Ukraine, qui dure depuis plus de quatre ans, Moscou a souvent évoqué la menace nucléaire, renforçant ainsi un climat d'inquiétude internationale. Dans ce contexte, les récents exercices surviennent peu après l'expiration du traité New Start, qui régulait depuis longtemps les arsenaux nucléaires des États-Unis et de la Russie.
Tirs d'essai de missiles balistiques et de croisière
Les exercices, qui se déroulent du 19 au 21 mai, visent à préparer les forces armées en cas de menace considérée comme une agression. Des essais de missiles balistiques et de croisière sont également prévus, augmentant le climat de vigilance dans la région.
« Ces entraînements incluront des scénarios conjoints avec d'autres systèmes d'armement nucléaires, notamment ceux déployés en Biélorussie », a ajouté le ministère de la Défense. Le gouvernement biélorusse, partenaire clé de la Russie, a par ailleurs précisé que ces exercices n'étaient pas dirigés contre d'autres pays et n'avaient pas vocation à perturber la sécurité régionale.
En réponse à cette montée des tensions, l'Ukraine a intensifié ses actions, notant qu'elle avait subi l'une des plus importantes vagues de frappes de drones russes récemment, après des bombardements sur Kiev. Des experts en défense craignent que cette escalade ne marque le début d'une nouvelle phase dans le conflit, avec des conséquences potentiellement déstabilisatrices pour l'Europe entière.







